Sagesse populaire : 14 pensées

14 pensées empreintes de sagesseLa sagesse populaire s’exprime simplement.

Dictons, proverbes, maximes, pensées, ces petites phrases très courtes ont pour but de nous outiller, de réduire la pensée utile et salvatrice à sa substantifique moelle.

Malheureusement, ce synthétisme nous rend parfois méfiants, voire moqueurs envers la forme : nous considérons à tort ces dictons idiots, désuets, vides de sens, creux, stériles, évidents, sans intérêt, simplistes…

Ils sont comme une chanson dont on a retenu le refrain sans écouter les paroles.

Mais en tendant l’oreille, j’ai entendu et compris des messages pertinents, diablement efficaces dans la forme comme le fond.

Dans ce cas, pourquoi s’en priver ?

Aussi, je vous livre 14 sagesses, avec des commentaires en mode inclusif, car homme et femme peuvent être concernés…

Sur le sens de la vie en général et la mienne en particulier, si j’avais compris plus tôt que :

« Charité bien ordonnée commence par soi-même » : je me serais moins épuisé(e) à m’occuper des autres en oubliant de m’occuper de moi. J’aurai pris soin de moi pour être en état de prendre soin des autres dans la durée.

« Ce à quoi je résiste persiste » Carl Gustav Jung : j’aurais appris à lâcher, sans le voir comme un abandon, à ignorer plutôt que de m’acharner, d’insister lourdement, au risque de tomber dans l’obsession.

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » Friedrich Nietzsche : j’aurais porté un autre regard sur mes difficultés, en les considérant comme des alliées « thérapeutiques », capables de me renforcer.

« À toute chose malheur est bon » : plutôt que de me lamenter, je serais resté(e) optimiste, certain(e) que même si je ne voyais pas encore le bon côté des choses, ce n’est pas pour autant qu’il ne se montrerait jamais.

« Nul ne peut vous faire sentir inférieur sans votre approbation » Eleonor Roosevelt : j’aurais pris ma part de responsabilité dans les relations difficiles.

J’aurais compris que de ma propre vision sur moi-même dépend celle des autres, je dois commencer par me respecter pour être respecté(e), et l’autre va toujours jusqu’où je le laisse aller.

Sur la réussite, la capacité d’aller de l’avant, si j’avais compris plus vite que :

« Il n’y a pas d’échecs, seulement des expériences » dicton PNListe : je n’aurais pas craint d’essayer, de me tromper, mais en tirant des leçons pour ne pas les reproduire.

« Ceux qui réussissent trouvent des solutions, les autres des excuses.» : je ne me serais pas découragé(e) si souvent, en me disant, par facilité, « c’est impossible » sous prétexte que JE n’avais pas encore trouvé la solution.

« Le mieux est l’ennemi du bien » Montesquieu : j’aurais renoncé à la perfection, je me serais traité(e) avec davantage de bienveillance, j’aurais commencé au risque de faire moins bien que je ne le souhaitais, je n’aurais pas attendu de réunir toutes les conditions optimales pour me lancer dans une nouvelle aventure.

« À l’école de la vie on redouble aussi tant qu’on n’a pas compris la leçon » dicton PNListe : j’aurais d’abord cherché la leçon avant de me plaindre, ou d’accuser la malchance de mon malheur. J’aurais compris que ce « malheur » était avant tout une chance de progresser.

« On n’a jamais le temps de bien faire mais toujours celui de refaire » Walter Roland : avant de me lancer dans un quelconque projet, j’aurai pris le temps indispensable de la réflexion et le tout aussi nécessaire, de la préparation.

« Ne mesure pas ta journée au nombre de graines que tu as récoltées mais au nombre de graines que tu as semées. » R.L. Stevenson : j’aurais semé encore et encore, sans attendre de résultat immédiat et donc sans risque de me décourager.

« La chance sourit aux audacieux » : je me serai défait de ma peur, et j’aurai osé plus souvent, sans avoir peur d’être jugé(e), moqué(e). J’aurais compris que la peur de la honte est l’excuse de ceux qui ne font rien.

Sur mes relations, si j’avais compris plus vite que :

« La carte n’est pas le territoire » dicton PNListe : j’aurais accepté que les autres pensent et voient différemment les choses. Nous pouvons partager un environnement sans pour autant en avoir la même représentation. J’aurais renoncé à convaincre ou à imposer mon point de vue.

« On récolte ce que l’on sème »: j’aurais davantage veillé à ce que je semais, conscient(e) d’en avoir le retour un jour. J’aurai été davantage soucieux(se) de mes actes et de mes paroles.

J’espère que comme moi, vous avez trouvé quelques formules empreintes de sagesse, séduisantes et éclairantes.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à partager les vôtres ou les miennes !

La pyramide du coaching

en quoi consiste un coaching ?

En quoi consiste un coaching ?

J’ai toujours préféré les schémas aux longs discours, alors pour vous éclairer sur le fonctionnement du coaching, j’ai fait une pyramide. Après la pyramide des besoins de Maslow, celle du coaching by votre serviteur !

Chaque étape est illustrée d’un exemple de ce que dit, se dit, pense, ou fait le client.

1ère étape : l’état des lieux.

Il s’agit de répondre à l’une ou l’autre de ces questions suivantes :

  • Que se passe-t-il dans ma vie ?
  • Qu’est-ce qui est récurent dans ma vie ?
  • Qu’est ce qui me fait souffrir ? Actuellement ? Chroniquement ?
  • Si je pouvais modifier une seule chose dans ma vie, mon comportement, ce serait quoi ?

2ème étape : le nettoyage de printemps

Tout comme le cuisinier nettoie son plan de travail avant de réaliser une recette, grand nettoyage en soi et chez soi.

Grâce au zéro parasitage, je traque toutes les petites contrariétés qui pompent mon énergie, augmentent mon stress et m’empêchent de réfléchir sereinement.

3ème étape : le tri

Cette étape vise à faire le tri entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Je trie les problèmes comme je trie les chaussettes, en essayant de les mettre ensemble ! Si je fais une paire, voire une famille, je tiens la direction, l’objectif à atteindre.

4ème étape : les actions

Cette phase consiste à mettre en œuvre et en pratique des actions visant à me rapprocher de mon objectif. Parmi les options retenues, le client en sélectionne une ou deux, et s’engage à les expérimenter. Cette phase donne parfois lieu à des extravagances télévisuelles, dont ma pratique du coaching est très éloignée. Aucun de mes clients n’a dû marcher sur des charbons ardents pour reprendre confiance en lui ! Chacun doit faire ce qui lui semble possible de faire. C’est la raison pour laquelle, je ne donne ni ordre ni conseil ! Au mieux je donne des idées lorsque le client en manque.

5ème étape : évaluations, corrections

En fonction des résultats obtenus ou non, le client maintient ou modifie le comportement, la nouvelle habitude expérimentée précédemment.

Finalement le coaching c’est un peu la roue de Deming appliquée à notre petite entreprise, notre vie…

Esprit encombré ? Mon « outil » !

Notre esprit est parfois à l’image de cette esprit encombré comme cette tabletable : encombré, débordant, dérangé, c’est le grand bazar.

Tout se mélange, on ne retrouve rien, les pensées négatives et inutiles prennent la place des autres, elles ont kidnappé notre cerveau.

Je ressasse des choses qui n’en valent pas la peine, j’ai du mal à démêler le vrai du faux, à hiérarchiser, prioriser. Je suis incapable de me recentrer sur l’essentiel et ne garder que les pensées utiles et bienfaisantes.

À la longue, je ne fais plus de différence entre elles, elles se mélangent dans ma tête, et je ne sais plus leur attribuer une place et une fonction fiable.

Face à elles, je suis seul(e) et démuni(e).

Je suis submergé(e), envahi(e), écrasé(e) par le poids de mes pensées, mon cerveau est paralysé, incapable de clarifier les situations, résoudre même les problèmes les plus simples.

Au contraire, un problème en appelant un autre (vous avez remarqué le nombre d’amis qu’ils ont ?!), je m’enlise, le chaos entraînant le chaos.

Pourquoi ?

Oui, pourquoi est-ce si difficile de mettre de l’ordre dans ses pensées, de calmer son esprit, de désencombrer son cerveau ?

Parce que nous manquons d’outils et de méthodes pour le faire !

Nous avons des méthodes pour ranger nos placards, des échelles pour mesurer le vent et les séismes, des pieds à coulisse pour mesurer les écarts, mais rien d’équivalent pour nos pensées.

Je les place au même niveau car je n’ai pas d’outil pour différencier et les trier facilement.

Alors j’en ai fait un ! Mon cadeau pour vous souhaiter une belle et bonne année 2018. Pour que votre cerveau, pardon, votre table ressemble enfin à ça ! En ne gardant que l’essentiel, chaque élément visible et à sa place…

table propre 300x200 - Esprit encombré ? Mon "outil" !

Un « outil » tout simple, facile à utiliser, voire enfantin. Je l’ai baptisé le trieur cérébral.

Comme un trieur, il vous permettra d’organiser vos pensées en fonction de quelques critères.

Vous trouverez ici son mode d’emploi avec des exemples : Exemple de trieur cérébral et ici la version vierge : Le trieur cérébral

Testez-le avec quelques pensées, ça marche à tous les coups ! Lorsque vous l’aurez testé, il vous suffira d’avoir présentes à l’esprit les quelques questions (en commençant toujours par la 1ère) pour vous passer définitivement de l’outil.

Bien sûr, ce trieur cérébral  ne résout pas tout : il faut également faire l’effort de chasser la pensée lorsqu’elle se présente. Je sais, vous la chassez une fois par la porte, elle repasse par la fenêtre, c’est vrai.

Mais si vous laissez toujours la porte ouverte, pour quelle raison resterait-elle dehors ?

À l’inverse, à force de la chasser, elle finira par renoncer. Mal élevée la vilaine pensée mais avec un peu de dignité tout de même ! Alors profitons-en pour s’en débarrasser définitivement.

Et au pire, même si elle squatte malgré votre insistance, vous la traiterez comme telle, et non comme une invitée de marque, et cela fera déjà la différence dans votre esprit.

Bon tri !

Repos de fêtes

repos Un petit jeu sur le repos pour les fêtes de Noël !

Cherchez l’intrus : « Ne rien faire, buller, glander, rêvasser, faire la sieste, se prélasser, flâner, faire une pause, s’accorder du temps… » Bravo, bien joué ! Oui, l’intrus de cette liste est bien « faire une pause ».

Pourquoi ? Parce que c’est la seule expression encore couramment utilisée ! La raison ? Dans le monde professionnel, faire une pause est, soit obligatoire, soit encadré, soit toléré. De ce fait nous utilisons ou entendons encore cette expression. Il s’agit d’un survivant, car quand les mots disparaissent, le concept disparait avec. C’est le cas de « otium » (loisir, temps libre, oisiveté en latin), qui a totalement disparu, alors que le « non loisir », neg-otium est resté, donnant « négoce » en français.

Et les autres expressions ? Vous les trouvez un peu désuètes ?

Elles semblent suivre le chemin d’otium !

Parce que dans un monde qui se veut travailleur, productif, et connecté 24/24, 7/7, y compris les jours fériés (encore un gros mot !), il est impensable de ne RIEN FAIRE. Aujourd’hui, celui qui n’a pas un agenda trop rempli, un train ou deux avions à prendre, n’est pas crédible aux yeux de la société. La classe politique nous donne d’ailleurs l’exemple ! Nos ministres se réunissent le week-end, votent des lois la nuit, sans cela, ça ne fait pas sérieux, pas professionnel…

Nous vivons dans une société avec des temps normés (semaine de travail et week-end), des horaires imposés (merci la pointeuse !) où même les vacances sont une course aux activités. Et dans cette frénésie nous entraînons nos enfants. Ciel, mon enfant s’ennuie, quel drame !

Ridicule ! Oui, ridicule.

Au contraire, je crois que lorsque l’on est vraiment efficace, voire efficient, et si l’on veut le rester, le repos s’impose.

Il existe une règle des 3 concernant nos capacités à survivre : En moyenne, on ne dépasse pas 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire, et 30 jours sans manger.

Combien sans dormir ? Aucune donnée scientifique exacte et fiable. Les quelques expériences réalisées sur des rats, et sur un Japonais, qui s’était lancé un défi, ont conduit à la mort de l’un et des autres, mais pour des raisons autres que l’absence de sommeil (stress élevé, prise de stupéfiants…).

En revanche, nous savons tous, pour l’avoir vécu, que le manque de sommeil altère nos facultés, et notre patience ! Lorsque nous sommes à fleur de peau, « pas à prendre avec des pincettes », combien de disputes liées à l’agacement ? Lui-même lié au manque de repos ou de sommeil ?

Alors, pitié ! À l’approche des fêtes de Noël, si vous vous lanciez ce défi impensable : NE RIEN FAIRE.

Une après-midi ? Une journée ? Plusieurs jours ? Toutes les vacances ?

C’est en tout cas ce que je vous souhaite pour profiter au mieux de vos vacances. Et sachez que si vous me lisez un week-end, je n’ai pas écrit cet article un week-end)

Allez, je vous laisse, mon canapé me fait les yeux doux ! Rendez-vous en 2018 !

Envie ou besoin ?

envies ou besoins ?Qu’il s’agisse de victuailles ou de présents, les fêtes de Noël sont un paradis pour les envies !

Tout, ou presque, est permis. Et à profusion ! La bride est lâchée, je peux enfin satisfaire toutes mes envies sans culpabilité. Mais qu’en est-il de mes besoins ?

Pour vous aider à bien choisir vos cadeaux de Noël et faire la différence entre besoin et envie, j’ai décidé de leur  consacrer ce petit article.

Apprenons d’abord à les distinguer.

Attention, questions pour un(e) champion(e) !

Je suis « L’ensemble de tout ce qui est nécessaire à un être, que cette nécessité soit consciente ou non. Selon le psychologue Abraham Maslow, je suis regroupé en 4 grandes familles, réunies en une pyramide, je suis, je suis… »

Bravo ! Les besoins !

Je suis « Synonyme souvent de jalousie, et parfois confondue avec le besoin, je suis également cousine du désir, honorée notamment à l’occasion des fêtes et des anniversaires, mais aussi toute l’année, car comme disent les anglais, « shopping is cheaper than therapy »*, je suis, je suis… »

Oui, bravo ! L’envie !

La différence illustrée : Si j’ai besoin de lunettes, c’est par envie que je les choisis rouges. Parce que j’aime la couleur, parce qu’elle me va bien ou parce que je veux être remarqué(e) **…

Or, aujourd’hui, la frontière est floue entre les deux, on les mélange allègrement, privilégiant souvent l’envie au besoin.

Alors voici quelques conseils pour prendre soin et satisfaire SES besoins, afin d’éviter la fuite permanente dans l’envie !

  1. Comprendre qu’il ne suffit pas d’ignorer un besoin pour que celui-ci disparaisse ! c’est même tout le contraire, la frustration ne fera que grandir, au détriment de l’épanouissement.
  2. Prendre conscience de ses besoins fondamentaux. Pour cela aidez-vous des outils ici, qui vous permettront de découvrir que vous en couvrez déjà un certain nombre, notamment du point de vue de Virginia Henderson : La pyramide de Maslowles Besoins selon Virginia Henderson, ma liste de besoins.
  3. Ne jamais en confier la charge à un tiers ! Pas plus que l’autre ne peut respirer pour vous, il ne pourra satisfaire vos besoins fondamentaux. Par exemple, je dois m’estimer d’abord pour que les autres m’estiment. Or, je constate que si l’on sait parfaitement répondre à ses envies, on a parfois tendance à confier ses besoins aux autres ! Fatale erreur )
  4. Se prendre en charge et se donner les moyens pour les combler. Pour cela, n’hésitez pas à vous exprimer et surtout à demander. Notre incapacité à demander est également une des causes majeures des besoins insatisfaits.
  5. Passer à l’action : rééquilibrer sa vie en faisant le tri entre envie et besoin, en privilégiant les seconds aux premières, sous peine de voir la frustration grossir.

Voilà mon cadeau pour ces fêtes de fin d’année : vous permettre de faire la distinction entre envie et besoin, afin d’honorer vos besoins avant tout.

À vous de jouer ! Et bonnes fêtes )

* Faire du shopping coûte moins cher qu’une thérapie

** Toute allusion à des personnages célèbres est parfaitement fortuites

Pensées et synonymes

pensées et synonymes : attention aux amalgamesNotre langue française est belle et riche : ses synonymes nous offrent une multitude de nuances.

Comme dans les grandes familles, les mots ont de nombreux frères, cousins germains, cousins au second degré, mais le souci est que nous sommes perdus dans cette généalogie.

Nous avons tendance à prendre certains mots pour des jumeaux.

Nous les utilisons donc indistinctement, parfois sans repérer la nuance qui les différencie. S’ils voulaient dire exactement la même  chose, pourquoi ces doublons ? Quel serait l’intérêt d’avoir autant de mots pour désigner précisément et uniquement la même pensée ?

Alors, pour tenter d’y voir plus clair, je vous présent plus bas 3 amalgames courants qui nous empêchent souvent d’avancer. Ce sont des frères, oui, mais pas jumeaux. Il vaut mieux éviter de confondre, sous peine de contresens. Des contresens préjudiciables au quotidien, car ils influencent nos actions, nos pensées, notre ressenti. À surveiller de près donc !

Voici donc les 3 exemples de synonymes dangereux pour nos pensées :

  • Faites la différence entre « accepter » et « se résigner ». 

Il est bon d’accepter ce qui nous arrive, (après avoir cherché notre part de responsabilité naturellement !), mais il est regrettable de se résigner. Pourquoi ? Parce qu’il vaut mieux accepter ce que je ne peux pas changer comme par exemple le passé. En effet, à quoi bon ressasser sans arrêt ? En quoi cela va-t-il m’aider à aller mieux, me sentir mieux ? En revanche, se résigner consiste souvent à accepter par avance une situation que je peux encore modifier. L’être humain est curieux. Il y a autant de personnes qui n’acceptent pas leur passé, que de personnes qui se résignent de leur présent et de leur futur. Dommage ! Il vaudrait mieux faire le contraire, accepter le premier, et ne jamais se résigner pour les suivants, car ils sont par définition encore modifiables…

  • Ne confondez pas « responsabilité » et « culpabilité ».

À la réaction de mes clients, lorsque j’évoque leur responsabilité dans telle ou telle situation, je vois bien qu’ils les confondent un peu. Immédiatement, ils sont sur la défensive et dans la justification, jusqu’à ce que je leur fasse comprendre la nuance entre responsable et coupable. Si le coupable est souvent responsable, en revanche tous les responsables ne sont pas coupables !

  • Trouvez l’équilibre entre « lâcher » et « abandonner ».

J’observe souvent cet amalgame, notamment à l’occasion des conférences sur le lâcher prise. Je pense que nous avons globalement du mal avec le lâcher prise car les mots de cette expression sont mal choisis. Pourquoi ? Parce que nous associons (en partie à juste titre) lâcher à lâche, lâcheur, donc à abandonner et trahir, d’où notre difficulté à sauter le pas. Si à l’inverse, je choisis d’associer lâcher à libérer, se libérer, alors je serai sans doute plus disposée à tenter l’aventure !

J’ai cité ici les exemples les plus fréquents. N’hésitez pas à compléter si vous en avez détecté d’autres, je suis preneuse, et surtout surveillez de près ces 3 là, ils sont redoutables ) !

Émotions : gare aux pièges !

Les émotions mal gérées sont à l’être humain ce que les soldes sont au magasin : un immense chantier !

Tout y est mal rangé, mal étiqueté, les 36 avec les 42, les -20% dans le rayon des -50%. Nos émotions sont trop souvent un immense foutoir.

La raison ? Notre ignorance et nos trop nombreux contresens.

À l’école, nous avons tous appris les couleurs primaires. Pourtant nous ne sommes pas tous destinés à une carrière artistique. Dommage que l’éducation nationale ne juge pas utile de nous apprendre les émotions primaires, bien plus utiles pour notre quotidien, car présentes chez tout le monde.

Du coup, nous tâtonnons. Par inconscience ou pudeur, nous les ignorons, les confondons ou les négligeons. Dommage ! Car l’émotion est un fabuleux indicateur, un guide simple vers l’équilibre et l’épanouissement.

émotions : gare aux piègesQuels sont les pièges ?

Le premier naturellement est la méconnaissance : dans la mesure où nous ignorons leur nombre, leur vertu et leur mode d’emploi il est difficile de les « utiliser » avec efficacité.

Le second est le mélange des genres et des fonctions : je les confonds, je les mélange, je remplace une émotion par une autre, et c’est le grand bazar dans mes états internes.

Comment y voir plus clair et éviter les contresens ?

D’abord en connaissant leur fonction :

  • La peur sert à nous protéger face à une menace
  • La colère à obtenir un changement, à faire bouger, évoluer
  • La tristesse, à faire le deuil, à se remettre d’une perte, elle est donc liée à un évènement passé
  • Le dégoût à nous tenir éloigné des dangers, donc à garantir notre survie
  • La joie, à nous rendre créatif : elle nous permet de gagner en longévité

Ensuite en les utilisant à bon escient, donc en évitant les contresens.

Par exemple : pour quelle raison suis-je triste pour l’avenir ? Comment puis-je être « dégoûtée » par un « échec » ? Comment expliquer que j’ai peur de quelque chose d’imaginaire ? Pourquoi suis-je triste et résignée quand il faudrait que je sois en colère ?

Autant de contresens. Je n’utilise pas la bonne émotion…

Sans compter le poids de la société. Par exemple, dans notre société très policée, la colère est mise au ban, traitée comme une indignité.

Pourtant, c’est grâce à elle que nous avons fait des progrès.

Les grands soulèvements populaires nous ont permis d’acquérir de nouveaux droits.

Sans la colère de nos aïeux, que vivrions-nous aujourd’hui ? En tant qu’enfant ? En tant que femme ? En tant que salarié ? Nos droits ne seraient sans doute pas les mêmes…

Nos émotions sont nos amies à condition toutefois de savoir les accepter, les reconnaitre et les utiliser à bon escient.

Allez hop au boulot !

cambouis - Allez hop au boulot !Si comme moi vous avez déjà repris le boulot ou si vous n’allez pas tarder à le faire, peut-être vous demandez-vous : « Par où commencer ? » ou encore, « où en étais-je avant les vacances ? »

Indépendants, ou salariés à responsabilité, vous avez sans doute déjà vécu ce sentiment d’avoir du mal à reprendre le collier : « comment je m’y mets ? » « qu’est ce qui est le plus important ? » « qu’est ce qui est urgent ? », et au fait « l’ai-je noté quelque part ce qui était urgent ? »

Si ce genre de situations vous est déjà arrivé, c’est encore pire avec la rentrée.

Car notre corps est déjà au bureau, mais notre tête a encore envie d’être à la plage, à la montagne ou à la campagne.

Dommage, les mails sont bien là eux, en attente, et les projets se sont entassés.

Quand ce ne sont pas ceux que j’ai laissé avant de partir en me disant « Bah, on verra ça à mon retour ! »

Alors voici quelques conseils et outils pour vous aider à remettre tranquillement « les mains dans le cambouis. »

  1. D’abord profitez de ce temps de flou pour revoir vos pratiques et/ou votre installation. En effet, à quoi sert la coupure si c’est pour refaire exactement comme avant ? Les coupures dans les films servent à montrer une nouvelle scène et non à rejouer la précédente !

Observez votre Organisation au travail, l’agencement de votre bureau, regardez si vous pouvez optimiser votre environnement. Cela vous permettra de reprendre en douceur et de vous projeter dans un futur proche, celui du rendement !

  1. Profitez également de ce temps de reprise pour lister vos projets pour la fin de l’année, pour l’année 2018 : que voulez-vous atteindre, concrétiser, réussir ? vous pouvez même voir plus loin en remplissant cette liste objectifs pour 10 ans. Car « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », Sénèque.
  2. « Mettez les mains dans le cambouis » quand vous avez une vision claire de vos priorités.

    Si vous avez des difficultés à le faire, n’hésitez pas à télécharger LA METHODE EISENHOWER. Après tout, si a fonctionné pour un Président, il n’y a pas de raison ! je sais bien que l’on voudrait toujours se croire différent (« oui, mais moi c’est pas pareil, tu sais… ») mais quand même ! Retenez surtout que la priorité absolue est l’activité rentable ! Un devis est toujours plus important et urgent que de choisir son futur scanner… sauf  s’il s’agit de votre outil de travail ;-). Cela semble être une lapalissade, mais on n’est jamais trop prudents !

  3. Utilisez une to-do list et notez en vrac vos idées, sans vous creuser la tête, et gardez la toujours à portée de main : l’idée ne s’envolera pas et vous pourrez poursuivre vos activités sans vous disperser. Personnellement j’enregistre régulièrement les idées d’articles ou les petites choses en attente lorsqu’elles me viennent à l’esprit. Une fois capturées dans mon téléphone, je me sens plus libre de poursuivre mon travail, je sais qu’elles attendront que je sois disponible.

Et enfin, pensez à déléguer ce qui peut l’être grâce au TABLEAU DE DÉLÉGATION, et à demander de l’aide au besoin.

Ce serait dommage de voir s’envoler si vite le bénéfice d’un repos bien mérité, non ?

Les conseils inutiles

Les conseils inutilesNous avons tous souffert de conseils inutiles.

Ils partent tous d’une bonne intention, nous aider, mais souvent ils sont pires que le mal.

Pourquoi ?

Parce qu’en plus de ne pas nous aider, ils nous culpabilisent !

« Déstresse », « ne t’angoisse pas », « arrête de t’énerver », « tu devrais lâcher prise », « il faut te calmer », etc… La liste est longue de toutes ces petites phrases gratuites (heureusement !) mais totalement inutiles (dommage !).

Inutiles, car il manque la méthode pour y parvenir ! Vous avez sans doute, comme moi remarqué, que toutes les personnes prodiguant ce type de conseils s’arrêtent sur le chemin de l’aide. Elles vous disent ce que vous devez faire, mais jamais COMMENT le faire !

Arrêter de m’angoisser, moi, je veux bien mais je fais comment ?

En coaching et en PNL nous considérons à juste titre ces conseils contre-productifs.

Loin d’aider l’autre, ils lui montrent au contraire à quel point il n’est pas à la hauteur de la situation.

Alors si vous vous reconnaissez dans le portrait de celui qui prodigue des conseils, ou de celui qui les reçoit, (et donc, les subit), respectez ces quelques recommandations :

Si vous êtes le donneur de conseils :

  • Premièrement, demandez à votre interlocuteur son accord avant de lui prodiguer votre savoir.
  • Deuxièmement, accompagnez votre discours d’une méthode, d’un exemple et surtout d’une solution ! Par exemple, si vous ressentez votre interlocuteur stressé, proposez lui une façon de s’en libérer, soit en lui posant des questions utiles (pour quelles raisons est-il dans cet état ?), ou donnez-lui une façon de s’en sortir (respirer, relativiser, se reposer, se distraire…)

Si vous êtes celui qui subit le conseil :

  • Posez-vous uniquement la question de la légitimité de votre interlocuteur à le prodiguer ! Est-il un modèle du genre ?
  • Si la réponse est non, vous vous sentirez déjà moins incapable, et remettez-le gentiment à sa place.
  • À l’inverse, si c’est oui, tant mieux, modélisez ! Observez ce qu’il fait de différent pour ne pas se trouver dans la même situation, le même état que vous, et faites la même chose.

Il n’y a qu’à l’école que ce n’est pas beau de copier ;- ) En PNL, nous croyons au contraire aux vertus de l’imitation, à condition de choisir le bon modèle !