Allez hop au boulot !

cambouis - Allez hop au boulot !Si comme moi vous avez déjà repris le boulot ou si vous n’allez pas tarder à le faire, peut-être vous demandez-vous : « Par où commencer ? » ou encore, « où en étais-je avant les vacances ? »

Indépendants, ou salariés à responsabilité, vous avez sans doute déjà vécu ce sentiment d’avoir du mal à reprendre le collier : « comment je m’y mets ? » « qu’est ce qui est le plus important ? » « qu’est ce qui est urgent ? », et au fait « l’ai-je noté quelque part ce qui était urgent ? »

Si ce genre de situations vous est déjà arrivé, c’est encore pire avec la rentrée.

Car notre corps est déjà au bureau, mais notre tête a encore envie d’être à la plage, à la montagne ou à la campagne.

Dommage, les mails sont bien là eux, en attente, et les projets se sont entassés.

Quand ce ne sont pas ceux que j’ai laissé avant de partir en me disant « Bah, on verra ça à mon retour ! »

Alors voici quelques conseils et outils pour vous aider à remettre tranquillement « les mains dans le cambouis. »

  1. D’abord profitez de ce temps de flou pour revoir vos pratiques et/ou votre installation. En effet, à quoi sert la coupure si c’est pour refaire exactement comme avant ? Les coupures dans les films servent à montrer une nouvelle scène et non à rejouer la précédente !

Observez votre Organisation au travail, l’agencement de votre bureau, regardez si vous pouvez optimiser votre environnement. Cela vous permettra de reprendre en douceur et de vous projeter dans un futur proche, celui du rendement !

  1. Profitez également de ce temps de reprise pour lister vos projets pour la fin de l’année, pour l’année 2018 : que voulez-vous atteindre, concrétiser, réussir ? vous pouvez même voir plus loin en remplissant cette liste objectifs pour 10 ans. Car « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », Sénèque.
  2. « Mettez les mains dans le cambouis » quand vous avez une vision claire de vos priorités.

    Si vous avez des difficultés à le faire, n’hésitez pas à télécharger LA METHODE EISENHOWER. Après tout, si a fonctionné pour un Président, il n’y a pas de raison ! je sais bien que l’on voudrait toujours se croire différent (« oui, mais moi c’est pas pareil, tu sais… ») mais quand même ! Retenez surtout que la priorité absolue est l’activité rentable ! Un devis est toujours plus important et urgent que de choisir son futur scanner… sauf  s’il s’agit de votre outil de travail ;-). Cela semble être une lapalissade, mais on n’est jamais trop prudents !

  3. Utilisez une to-do list et notez en vrac vos idées, sans vous creuser la tête, et gardez la toujours à portée de main : l’idée ne s’envolera pas et vous pourrez poursuivre vos activités sans vous disperser. Personnellement j’enregistre régulièrement les idées d’articles ou les petites choses en attente lorsqu’elles me viennent à l’esprit. Une fois capturées dans mon téléphone, je me sens plus libre de poursuivre mon travail, je sais qu’elles attendront que je sois disponible.

Et enfin, pensez à déléguer ce qui peut l’être grâce au TABLEAU DE DÉLÉGATION, et à demander de l’aide au besoin.

Ce serait dommage de voir s’envoler si vite le bénéfice d’un repos bien mérité, non ?

Les conseils inutiles

Les conseils inutilesNous avons tous souffert de conseils inutiles.

Ils partent tous d’une bonne intention, nous aider, mais souvent ils sont pires que le mal.

Pourquoi ?

Parce qu’en plus de ne pas nous aider, ils nous culpabilisent !

« Déstresse », « ne t’angoisse pas », « arrête de t’énerver », « tu devrais lâcher prise », « il faut te calmer », etc… La liste est longue de toutes ces petites phrases gratuites (heureusement !) mais totalement inutiles (dommage !).

Inutiles, car il manque la méthode pour y parvenir ! Vous avez sans doute, comme moi remarqué, que toutes les personnes prodiguant ce type de conseils s’arrêtent sur le chemin de l’aide. Elles vous disent ce que vous devez faire, mais jamais COMMENT le faire !

Arrêter de m’angoisser, moi, je veux bien mais je fais comment ?

En coaching et en PNL nous considérons à juste titre ces conseils contre-productifs.

Loin d’aider l’autre, ils lui montrent au contraire à quel point il n’est pas à la hauteur de la situation.

Alors si vous vous reconnaissez dans le portrait de celui qui prodigue des conseils, ou de celui qui les reçoit, (et donc, les subit), respectez ces quelques recommandations :

Si vous êtes le donneur de conseils :

  • Premièrement, demandez à votre interlocuteur son accord avant de lui prodiguer votre savoir.
  • Deuxièmement, accompagnez votre discours d’une méthode, d’un exemple et surtout d’une solution ! Par exemple, si vous ressentez votre interlocuteur stressé, proposez lui une façon de s’en libérer, soit en lui posant des questions utiles (pour quelles raisons est-il dans cet état ?), ou donnez-lui une façon de s’en sortir (respirer, relativiser, se reposer, se distraire…)

Si vous êtes celui qui subit le conseil :

  • Posez-vous uniquement la question de la légitimité de votre interlocuteur à le prodiguer ! Est-il un modèle du genre ?
  • Si la réponse est non, vous vous sentirez déjà moins incapable, et remettez-le gentiment à sa place.
  • À l’inverse, si c’est oui, tant mieux, modélisez ! Observez ce qu’il fait de différent pour ne pas se trouver dans la même situation, le même état que vous, et faites la même chose.

Il n’y a qu’à l’école que ce n’est pas beau de copier ;- ) En PNL, nous croyons au contraire aux vertus de l’imitation, à condition de choisir le bon modèle !

Mots menacés : vigilance !

Le pouvoir des mots en PNLDans le langage courant actuel, certains mots ont mauvaise presse, sont mal « vus », bannis sous peine de représailles !

Or, le souci lorsqu’un mot s’efface ou disparait, est que la réalité qui lui est associée disparait avec. En tant que PNListe, je suis inquiète de cette situation qui représente une menace pour la pensée, les choix, voire l’intégrité des personnes. Certains mots sont en danger, et comme ce panda, en voie de disparition !

Il n’est pas question ici de faire l’inventaire de tous les mots tombés en désuétude, les linguistes s’en chargent très bien.

Mais plutôt de faire le lien entre langage, pensée et réalité.

Prenons plusieurs exemples pour mieux comprendre.

Le mot critique : il sonne régulièrement comme un reproche. C’est oublier que la critique peut être positive, mais également salvatrice. Avoir un esprit critique, permet de garantir une certaine lucidité.

Avec sa diminution, voire sa disparition, nous assistons à une véritable explosion des arnaques et escroquerie en tout genre, notamment sur internet.

Mais pas uniquement ! Combien de gourous et de charlatans, profitent du manque de lucidité de leurs victimes ? Non seulement ils profitent de cette lacune, mais ils surfent également sur la vague de mots à l’inverse très en vogue : sérieux, spécialiste, expert.

Ils en adoptent l’allure, la morgue nécessaire et le tour est joué !

Autre exemple, le mot lâcher, comme lâcher prise.

Certaines résistances au lâcher prise s’expliquent par ce mot connoté péjorativement. Lâche, lâcheur, sont synonyme d’abandon et de trahison. Aussi, entre mon envie de lâcher prise, c’est à dire gagner en légèreté, et ma culpabilité d’abandon, il arrive souvent que ce soit la seconde qui remporte la partie.

Enfin, étudions le mot opportunité : il désigne au départ la faculté à saisir les occasions qui se présentent. Ce qui diffère de les provoquer par calcul. On parle alors d’opportunisme. La proximité phonique, et malheureuse, de ces cousins à desservi l’opportunité. Elle est considérée à tort comme une déviance, et donc souvent négligée. Or, négliger les opportunités, c’est se mettre à l’abri de la chance et donc de réussite !

En résumé :

  • On évite de critiquer et donc d’avoir l’esprit critique, ce qui conduit parfois à se faire « plumer »,
  • On hésite à lâcher prise de peur d’être accusé d’être un lâcheur,
  • Et on méprise les opportunités, de crainte d’être perçu comme un opportuniste.

Ils sont nombreux les mots vidés de leur sens, et qui ont donc peu à peu disparu de nos expériences, n’hésitez pas à compléter.

Et surtout avant de « bannir » un mot, et donc de le chasser de votre pensée, posez-vous simplement  la question suivante : « de quelle expérience vais-je me priver ? »

Apprendre à se taire

Apprendre à se taireAujourd’hui, nombre de formations portent sur « l’affirmation de soi », « apprendre à dire non », « prendre la parole en public », mais aucune pour apprendre à se taire.

Or, j’ai le sentiment qu’elle serait tout aussi utile, si ce n’est plus !

Comme moi, vous avez peut-être un jour :

  • donné notre avis alors que personne ne vous le demandait,
  • prodigué un conseil alors que l’Autre n’attendait que de l’écoute,
  • défendu une victime qui s’ignorait, et qui vous en a voulu d’être intervenu
  • pris la parole au nom d’un collectif qui vous a laissé faire sans vous soutenir pour autant
  • ou encore dit une vérité à quelqu’un qui n’était pas prêt à l’entendre.

Vous l’avez sans doute très vite regretté. Vous vous êtes rendu compte que vous n’auriez pas dû, ou alors vous avez été déçu par l’ingratitude de l’autre, voire sa virulence lorsqu’il vous a remis à votre place.

Et c’est de bonne guerre !

Autrefois, nous apprenions aux enfants à tourner la langue 7 fois dans leur bouche avant de parler. Aujourd’hui, ils l’ont et nous l’avons tous plutôt bien pendue !

Nous sommes envahis de paroles. Les nôtres et celles des autres.

Qui nous disent « fais ceci », « fais cela », » tu devrais » ou « tu ne devrais pas »…

Peut-être suffirait-il de se poser quelques questions avant de s’arroger le droit de « l’ouvrir » : je peux me permettre cette familiarité, c’est à moi que je l’adresse !

Quelles questions se poser avant de prendre la parole ?

  1. Déjà, commençons par utiliser le test des 3 passoires de Socrate.
  2. Ensuite, et si je ne suis pas dans ce contexte, se demander à qui s’adresse réellement cette parole ? Est-elle vraiment destinée à l’autre ou pour me faire plaisir ? pour le plaisir de m’entendre ?
  3. Obtenir ensuite de l’autre son accord pour vous écouter. Des formules comme « tu m’autorises à te donner mon sentiment ? À te donner un avis ou un conseil ? », fonctionneront toujours mieux que « si j’étais toi, je… ». Ça tombe mal, tu n’es pas moi et je ne suis pas toi.
  4. Vérifier que l’Autre est prêt à entendre ce que j’ai à lui dire, et dans le cas contraire, se taire ou le préparer !

Ce flot incessant et désordonné, explique que d’autres aient besoin de s’affirmer, d’apprendre à s’exprimer, à se défendre tout simplement.

Alors, chut…

Choix : Peste ou choléra ?

Les biais du choix, de la décision« C’est un choix entre la peste et le choléra »

Cette expression a malheureusement été largement utilisée durant ces élections présidentielles.

Le développement personnel en général et le coaching en particulier, ne se limitent pas à mon quotidien : ils éclairent également ce qui m’entoure, dont l’actualité.

Dans ce cas, comment résister à la tentation d’observer ce choix cornélien avec un regard purement analytique ?

Voici ce que je peux vous dire à propos du choix à venir, et du débat d’hier.

Il existe trois types de choix :

  1. Entre le pour et le pour : j’aime les deux, comment choisir ? si je choisis l’un, je perds l’autre…
  2. Entre le pour et le contre : le plus facile ! J’ai envie d’une des options, je suis contre l’autre, ou je l’aime beaucoup moins. Le choix se fait presque à mon insu, il s’agit d’une évidence.
  3. Entre le contre et le contre : je n’aime ni l’un ni l’autre, et pourtant je dois choisir.

Vous l’avez deviné, la peste ou le choléra est un choix de « contre », un choix par défaut.

Il est tellement contre nature, que même notre belle langue française ne trouve pas les mots justes.

Voter pour celui/celle que j’aime le « moins » moins ? Ou celui/celle que j’aime le plus parmi les moins ? Le moins pire du pire ? vous voyez vite la difficulté pour notre cerveau à y voir plus clair, avec des formules tellement inadaptées.

Nous ne disposons pas de mots pour expliquer simplement ce choix, car il est par définition ubuesque. Choisir, c’est aller vers, pas aller contre.

Dans le cas précis des élections, le choix se complique encore davantage car il s’agit d’un pari sur l’avenir. Pas seulement le nôtre, mais aussi celui de nos enfants, de notre descendance. Il se complique également par la pression liée au fait qu’il n’y aura pas de 2nde chance. Je dois choisir maintenant.

Or, c’est difficile lorsque l’on se souvient que « Les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

Il s’agit donc de faire confiance en quelqu’un qui ne nous inspire pas, pour lui confier l’Avenir, tout en craignant que cette personne nous mente et nous manipule sur ses réelles intentions !

Vous comprenez mieux l’expression peste ou choléra ? dans les 2 cas je meurs, mais pas de la même façon… en votant dans les 2 cas je serai déçu(e) mais pas pour les mêmes raisons )

Les plus sceptiques attendaient le débat pour se décider.

Je doute qu’ils y voient plus clair aujourd’hui : je ne vais pas parler ici de la forme ou du fond, les commentateurs politiques s’en chargent.

Non, ce qui m’intéresse avec ce débat c’est de décoder une partie des biais cognitifs qui vont peser dans les décisions.

Pour débuter, une petite définition des biais : il s’agit « d’un raccourci », d’un automatisme de pensée (l’inconscient est au commande !) qui influence notre perception, et donc nos décisions, sans que l’on s’en aperçoive.

On a dénombré environ 180 biais !

Je vous livre ici, ceux qui risquent d’influencer le vote dans un sens ou dans un autre, certains biais s’appliquant même aux 2 candidats.

  • Le biais de confirmation

Consiste à retenir uniquement les informations qui confirment nos croyances et à ignorer celles qui les contredisent.

  • Le biais de statu quo

C’est la tendance à préférer laisser les choses telles qu’elles sont. Ainsi, le changement apparait comme apportant plus de risques et d’inconvénients que d’avantages possibles. Il s’apparente au biais de l’aversion pour la perte, qui consiste à poursuivre dans la même voie avec l’espoir de se refaire (ex : le joueur). Ce biais nous empêche d’envisager les choses autrement, sous prétexte que nous avons déjà tellement investi !

  •  L’effet boomerang

Trop de persuasion tue la persuasion ! La répétition produit l’effet inverse de celui attendu…

  • L’effet de simple exposition

L’exposition répétée à quelque chose ou quelqu’un nous le rend familier et à terme agréable. Combien de chansons détestées à la première écoute, et adorées au centième passage ?

  • Le biais de bandwagon (mouton de Panurge)

Il consiste comme son nom l’indique à faire comme les autres ! On comprend mieux dès lors l’importance, voire l’influence des sondages.

Pour finir et pour ce qui est du résultat, il faudra attendre dimanche, d’ici là, j’espère que vous percevrez à quel biais vous êtes sensible.

À vous de le conserver ou de vous en défaire,  l’intérêt pour moi se limite, ici comme ailleurs, à  être conscient  de ce qui se joue en soi.

Résurrection ou renaissance ?

Résurrection ou Renaissance ? Week-end pascal oblige, j’ai eu envie de vous parler de résurrection, ou plutôt de renaissance, en ce qui nous concerne.

Car, malheureusement,  je ne connais personne qui soit ressuscité, c’est à dire revenu d’entre les morts.

Puisque nous n’avons pas la «chance » de Lazare ou du Christ *, il est temps de comprendre que nous n’aurons pas, nous, de seconde chance de réussir ou refaire notre vie.

En revanche, nous avons tous la possibilité de renaitre.

Qu’est-ce qu’une renaissance ?

Renaitre, c’est faire le choix d’accepter quelque chose que l’on a par définition pas choisi : naître, vivre, venir sur terre.

Si certains acceptent et s’adaptent rapidement à cette vie nouvelle, pour d’autres en revanche l’acceptation est plus laborieuse : la vie parait lourde, compliquée, difficile.

Un fardeau à porter et à gérer, alors que l’on a rien demandé.

Je vis parce que je suis sur terre. Pas par plaisir ou par goût, mais simplement parce que j’y suis et que j’attends d’en partir.

Bref, un cadeau empoisonné.

Renaître, c’est donc décider à un moment donné, d’occuper sa vraie place dans ce monde. D’incarner enfin ce qui m’a été donné : une chance de me réaliser.

Renaitre, c’est enfin prendre du plaisir à vivre si ce n’était pas le cas dans la première partie de vie.

La renaissance, c’est quand ?

La renaissance peut-être le fruit d’une décision mûrement réfléchie, du virage de la quarantaine ou la cinquantaine, ou à la suite d’un évènement marquant : séparation, changement de profession et d’orientation.

Dans tous les cas, elle marque une rupture. Elle survient grâce à un changement de regard sur la vie en général, et la sienne en particulier.

Renaître, c’est faire le bilan du passé, un tri, afin de construire un avenir à son image.

Quand je le décide.

Pas demain, pas plus tard, pas quand je me réveillerai, pas « si ceci… ou si cela… »

Non, renaître ça se décide maintenant.

Notre vie, c’est ici et maintenant.

Alors, pourquoi attendre pour la vivre ? Que d’autres la vivent pour nous ?

Décide pour ta vie, sinon d’autres s’en chargeront à ta place…

En attendant, profitez bien de ce week-end pascal pour apprécier la vie, manger du chocolat, vous détendre, partager, rire !

*Cette croyance n’engage que ceux qui la partagent

Souvenirs : chassez les mauvais !

souvenirsNotre mémoire est à la fois une bénédiction et une malédiction.

Bénédiction pour le quotidien et pour se nourrir des moments joyeux ; Malédiction lorsque nous stockons des souvenirs néfastes, voire traumatisants.

Le drame est que nous ressassons souvent le pire : le mauvais souvenir s’invite sans crier gare et s’installe définitivement sans que l’on y prenne garde. Dans ce cas, nous oublions que nous avons une part de responsabilité en l’invitant et en le laissant prendre ses aises. Pire, nous le cultivons en y pensant, repensant, en le ressassant.

Alors, peut-on atténuer ces souvenirs encombrants ?

La réponse est oui.

Car le cerveau est une brillante machine mais comme toutes les machines elle présente des failles.

En matière de mémoire, les failles sont nombreuses, alors sachons les utilisant en leurrant le cerveau, grâce notamment à la PNL.

Les quelques propositions qui suivent vous permettront, soit de vous débarrasser d’un mauvais souvenir, soit de l’atténuer, soit de le remplacer par un autre.

Oublier un souvenir

Dans un 1er temps, tâchez de vous remémorer avec précision ce mauvais souvenir: vous pouvez même l’écrire avec force détails (année, lieux, personnes en présence, etc…).

Décidez alors de vous débarrasser symboliquement de ce papier, en le brûlant ou en le jetant aux toilettes ! Oui, je sais, ça parait un peu bizarre. Mais qu’importe si ça marche ! Accompagnez ce rituel d’une phrase du style « je me défais de toi définitivement, tu ne m’intéresses plus ».

Tachez également de retrouver l’émotion en cause. Est-ce la honte ? La peur ? Une colère larvée ?

Lorsque vous aurez identifié l’émotion attachée à ce souvenir, vous pouvez vous en défaire grâce à l’exercice de la poubelle.

Pour vider tout le mal que vous pensez de vous, procédez de la façon suivante : si votre émotion est la honte, écrivez dans la 1ère colonne le parfait contraire de cette émotion. Dans ce cas, utilisez par exemple la phrase suivante « je suis très fière de moi ». Dans la colonne de droite écrivez la 1ère pensée qui vous vient à l’esprit contrebalançant cette idée. Cela peut-être par exemple « tu parles ! N’importe quoi ! »

Écrivez à nouveau la 1ère phrase, jusqu’à ce que vous ayez vidé votre sac. Vous vous sentirez plus léger de vous être totalement dénigré(e). Au bout d’un certain temps, vous n’aurez plus rien à écrire de mauvais sur vous, et vous comprendrez le ridicule de ces pensées…

Enfin n’oubliez pas de vous défaire de tous les objets qui peuvent entretenir le mauvais souvenir : il est plus difficile de lutter contre un mauvais souvenir lorsqu’il est sous nos yeux tous les jours.

Remplacer un souvenir

Plus le souvenir est négatif, plus il nous fait « peur », et plus nous avons tendance à le « sanctuariser ». J’ai eu une mauvaise expérience dans une ville ? En général, je n’y retourne JAMAIS. Je garde un mauvais souvenir d’un(e) ami(e) ? Je fais tout pour l’éviter !

Difficile dans ce cas d’atténuer, voire de remplacer ce qui me pèse par une expérience plus légère !

Nous devrions au contraire faire face. Tâchez plutôt de retourner dans le lieu en question bien accompagné(e), de revoir la personne que vous fuyez lorsque vous vous sentez bien.

Il n’est pas toujours nécessaire de faire face physiquement, la pensée peut suffire…

Lorsque vous repensez à une situation désagréable, tâchez de contrebalancer ce souvenir en faisant quelque chose de bon pour vous.

Le cerveau ne peut pas avoir 2 émotions en même temps. L’une va remplacer l’autre.

Imaginons par exemple que vous racontez ce mauvais souvenir en présence d’amis avec lesquels vous vous sentez bien. Tout en le racontant avec beaucoup de détails, tâchez également d’en rire. Moquez-vous de la personne qui vous a blessé(e), tournez en dérision l’évènement.

Par la suite, l’évènement sera rattaché émotionnellement à 2 sentiments contradictoires. Le 1er triste ou désagréable, le 2nd, gai et drôle.

Cette méthode se rapproche un peu de la désactivation d’ancre (un outil de PNL), mais à l’inverse de cette dernière vous pouvez la pratiquer sans l’aide d’un professionnel.

Enfin, parfois il n’y a pas un, mais plusieurs mauvais souvenirs, incarnés par une seule et même personne.

Dans ce cas, notre erreur consiste à « dramatiser », à « grossir » le pouvoir de nuisance de cette personne. Nous la fantasmons.

Par exemple, nous imaginons que notre chef de service est un pervers narcissique (très la mode !), alors qu’il est simplement bête. Attention aux mots qui renforcent le pouvoir de nocivité (réel ou imaginaire) de vos « ennemis ». Remplacez « pervers narcissique » par « idiot », « imbécile », « lâche », ou « bête » et vous constaterez que votre adversaire perd en superbe !

Autre exemple : nous voyons notre mère ou notre père comme une figure toute puissante, une sorcière ou un demi-Dieu. Dans ce cas, modifiez votre imagination. Hier vous le voyez comme quelqu’un d’impressionnant, transformez le mentalement en souris ou en moustique. Vous constaterez qu’il est tout de suite moins inquiétant et que son pouvoir de nuisance diminue…

Pour finir sur les outils, et si le souvenir est réellement traumatisant, vous pouvez tenter l’hypnose avec un professionnel.

Mémoire : la fabrique aux souvenirs

Les souvenirs sont à la fois mystérieux et subjectifs.

la madeleine du souvenirChacun fait un tri, garde ce qui l’a le plus marqué, ce qu’il souhaite conserver, ou à l’inverse, subit un souvenir dont il ne peut pas se défaire. Nous avons tous notre madeleine de Proust.

Parfois d’ailleurs  sans trop savoir  ni pourquoi ni comment, sauf dans le cas, lié d’un traumatisme.

Alors, comment est-ce que cela fonctionne ?

Avant de vous raconter une anecdote, je vous propose une rapide explication du mécanisme de la mémoire.

Elle suit 3 étapes distinctes :

  1. L’encodage : cela correspond au traitement de l’information pour qu’elle devienne un souvenir.
  2. Le stockage : comme son nom l’indique, cela consiste à ranger l’information dans la zone appropriée du  cerveau.
  3. La consolidation : contrairement à son nom, cette étape permet la récupération de l’information déjà stockée.

Enfin, il n’existe pas une, mais plusieurs mémoires : sensorielle, épisodique, sémantique et procédurale.

Selon le type de mémoires, elle sera à court ou long terme, voire permanente. En effet, sauf accident, nous avons tous retenu a minima notre nom et prénom !

Maintenant ma petite anecdote, faisant appel à la mémoire épisodique.

Dernièrement, j’ai retrouvé une connaissance que je n’avais pas revue depuis fort longtemps. Nous avons échangé avec légèreté puis avons évoqué quelques souvenirs communs.

Je lui ai alors parlé d’une de nos rencontres vieille de 20 ans. Je lui ai donné quelques détails qui l’ont épatée. Ouvrant grands ses beaux yeux bleus, elle m’a dit « tu te souviens de ça ! Mais comment tu fais ? ».

Je lui ai répondu « je m’en souviens précisément car tu étais tellement heureuse ».

J’y ai réfléchi depuis et j’ai cherché à établir pourquoi je me souvenais davantage de tel ou tel évènement.

Effectivement pourquoi avais-je conservé aussi intact  ce souvenir?

En faisant l’inventaire de tous les souvenirs du même type, je me suis aperçue qu’ils avaient tous un point commun : ils évoquaient le bonheur. Celui des autres, le mien.

J’ai alors compris que dans la fabrication d’un souvenir, mon stockage était subjectif : je conserve en priorité les bons souvenirs.

Et vous ? Quel filtre régit votre stockage ?

Si vous conservez en priorité ceux teintés de tristesse, il y a fort à parier que votre vie soit lourde à porter.

En stockant dans les valises des évènements plutôt désagréables il est difficile d’être heureux !

Pour s’en « débarrasser » ou les atténuer, plusieurs techniques existent, dont la PNL.

Mon prochain article portera sur quelques méthodes efficaces pour y parvenir.

Alors à bientôt !

Quelle malchance, j’ai jamais la fève !

Chance ou malchance ?Quand la malchance s’invite à table…

«C’est jamais moi qui ai la fève ! j’en ai marre, j’ai jamais de chance !!»

Et un de ses frères de répondre à sa sœur : « Moi, je l’ai quasiment tout le temps »

C’est idiot, mais ces quelques mots de ma fille, m’ont bouleversée.

Je suis restée interdite, je n’ai rien trouvé d’utile et d’aidant à lui répondre.

Moi, la coach ? Quelle honte ! Je suis mortifiée !

Je l’ai regardée, dépitée, et je lui ai dit pitoyablement « oh, ma pauvre louloute, c’est trop triste ! »

Et naturellement, j’ai triché le soir-même, avec sa muette complicité,  pour qu’elle ait enfin la fève…

Je m’en suis aussitôt voulue.

Tout le monde s’en est douté mais personne n’a rien dit. Pathétique et admirable ) !

Oui, admirable.

Car au fond, si tout le monde s’est tu, et a participé à cette pieuse supercherie, c’est pour une seule et même raison : l’envie, le besoin de rétablir une certaine justice face à la chance, à rééquilibrer le jeu.

Une forme de solidarité tacite face à cette variable, que nous avons tous rencontré, loupé, ou constaté chez autrui.

Car nous sommes tous conscients, ou fantasmons, le poids de la chance.

Notamment celui de la malchance, que nous grossissons souvent, quand cela nous arrange « La malchance est une circonstance atténuante que la vie donne aux ratés ».

J’ignore de qui est cette citation mais je la trouve souvent juste,(en dépit du mot « ratés » que je n’apprécie guère !)

C’est pourquoi  je me suis rapidement reprochée mon manque d’à propos.

Aussi, un peu tardivement,  voilà ce que j’aurais dû répondre à ma fille :

« Tu en es sûre ? Tu te souviens d’une année sur l’autre si tu as eu la fève ? (parce que moi non !!)  Et même si c’est le cas, ce n’est pas toi qui n’as pas de chance. Nous sommes 5, un seul l’a eu, il y en a qui a plus de chance que les 4 autres, c’est tout. En revanche, si tu te racontes que tu n’as pas de chance, tu risques de ne plus en avoir, de la décourager. Et puis, tant que ça concerne la fève, c’est pas bien méchant ! »

Oui, voilà ce que j’aurai du lui répondre plutôt que de prendre pour argent comptant sa plainte, compatir immédiatement, au risque de renforcer ce qui relève davantage de la croyance que de la réalité, de généraliser une situation qui se limite à l’Épiphanie !

Vous jouez de chance ou de malchance dans votre vie ?

Sans nier pas un pourcentage possible, il me semble que notre croyance intime de rencontrer souvent plutôt l’une (la chance) ou l’autre (la malchance) renforce leur influence, leur présence dans notre vie.

Alors, gare à nos croyances à leur sujet !

Positive attitude en 2017 !

positive attitude en 2017Positive 2017 ?

Comme bien d’autres, j’ai mal commencé l’année, alitée : rhume, grippe, bronchite, je ne compte plus ceux qui autour de moi ont fini 2016, ou débuté 2017 dans cet état !

Incapable de faire autre chose, je « comatais » sur mon canapé, lorsque j’ai réfléchi aux différentes façons de considérer mon « état », à savoir :

  1. Et ça recommence, tous les ans c’est la même chose.
  2. Quelle poisse, avec tout le travail que j’ai, c’est bien ma veine !
  3. Eh bien, voilà une année qui commence encore bien…
  4. Chic, je vais pouvoir me reposer !
  5. C’est le repos avant la tempête, je me ressource pour être en forme toute l’année…
  6. Ça me fait du bien de ne rien faire : je n’ai qu’à réfléchir, un peu, et dormir, beaucoup.

Si la liste n’est pas exhaustive, elle a pour mérite d’illustrer ce que je veux vous souhaiter pour 2017 :

SOYEZ INCONDITIONNELLEMENT POSITIF.

Être inconditionnellement positif consiste à chercher dans toutes situations,

y compris celles qui semblent désagréables ou malvenues, quelque chose de positif.

À l’inverse de ce que l’on pourrait croire, (à cause sans doute de la méthode Coué souvent aussi mal comprise qu’interprétée), cela ne consiste pas à nier la situation. Par exemple, je ne me répète pas pour aller mieux « je ne suis pas malade, je suis en pleine forme ! ».

Au contraire, j’accepte d’être alitée et je m’en réjouis : j’imagine que vous avez deviné parmi la liste proposée, les phrases qui me sont venues à l’esprit !

Et vous ? Quelles phrases vous êtes-vous répété ?

Si elles ressemblent peu ou prou aux 3 premières de ma liste, je vous propose de vous poser en 2017, pour vivre cette année sous le signe de la « positive attitude », les 3 questions suivantes, :

  1. Est-ce modifiable ? Si oui, tant mieux !

Si non, inutile de râler ou de se plaindre, cela ne changera rien.

  1. Puisque ce n’est pas modifiable, y a-t’ il une leçon à tirer ?
  2. Quel bénéfice, bienfait, quel aspect positif peut-on à trouver à cette situation, cet évènement ?

Testez, vous constaterez que la vie est bien plus douce.

Alors et pour conclure, douce année 2017…