Mais pourquoiiiii ?

Pourquoi ?Connaissez-vous la méthode des 5 Pourquoi ?

Elle vise à partir de 5 questions commençant par « pourquoi » à identifier les causes réelles, originelles, les racines d’une situation donnée.

Par exemple :

Je n’ai pas pu passer l’oral du concours.

  1. Pourquoi ?

Parce que je suis arrivée en retard.

  1. Pourquoi ?

Parce que je suis tombée en panne.

  1. Pourquoi es-tu tombée en panne ?

Parce que je n’avais pas mis d’essence.

  1. Pourquoi n’as-tu pas mis d’essence ?

Parce que je comptais en mettre le matin même, avant de partir.

  1. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ?

Je me suis réveillée trop tard.

En résumé ici : je n’ai pas pu passer l’oral de mon concours, PARCE QUE je me suis réveillée trop tard DONC je n’ai pas pu faire le plein d’essence.

Cette méthode est très utile et appropriée lorsque je désire trouver la cause profonde à une situation. Dans cet exemple je pourrais même aller plus loin, en demandant : « Pourquoi t’es-tu réveillée si tard ? »

Au fond, si l’on est vraiment motivé, prend-t-on le risque d’arriver en retard et/ou d’être refoulé ? Soit il s’agit d’un vrai laxisme, je n’ai pas sécurisé ce qui relève de mon contrôle, soit il s’agit d’un acte manqué, je n’ai pas vraiment envie de réussir ce concours, je me saborde donc.

Par cet exemple, on constate que se poser les bonnes questions est fondamental pour avancer.

Toutefois, j’ajouterai deux bémols à cette vérité.

« Pourquoi ? » est utile à condition :

  1. Qu’il s’adresse à la personne concernée.
  2. Qu’il ne fasse pas oublier le comment.

Je m’explique.

Il arrive trop souvent que nous nous posions à l’infini la question :

  • Et Pourquoi il a dit ça ?
  • Et Pourquoi elle a fait ça ?
  • Pourquoi il se comporte de cette façon ? etc…

Bref, nous échafaudons des hypothèses, nous nous perdons en conjectures sans avancer, car nous ne nous adressons jamais à la personne concernée ! Dans ces cas précis, la seule question pertinente à se poser est : « Pour quelle raison ai-je accepté cela ? Pour quelles raisons n’ai-je rien dit ? etc… » c’est à dire, ME POSER LA QUESTION DU POURQUOI A MOI-MEME et non la renvoyer à l’Autre !

Enfin, le second bémol concerne le pourquoi qui cannibalise le comment. Souvent, je m’intéresse davantage à POURQUOI je ne vais pas bien plutôt qu’à COMMENT je pourrais aller mieux.

Or, le « pourquoi  je ne vais pas bien » repose sur des hypothèses souvent très fumeuses : c’est à cause de mon père, de ma mère, de ma sœur, de mon frère, etc…

Peut-être est-ce vrai…, mais peut-être que non !

Comment savoir ce que je serai devenu sans celui que je considère responsable ? Qui peut affirmer avec certitude qu’il aurait été plus heureux ? Peut-être aurait-il trouvé un autre responsable de son malheur ? Un instituteur, un professeur, un ami d’enfance…

D’où ma réaction en coaching lorsque le client se hasarde dans des conjectures, des hypothèses invérifiables. Dans ce cas, je lui conseille de ne conserver que celles qui l’aident, et de se défaire des autres. De remplacer surtout le « sempiternel pourquoi » par le « comment salvateur » !

Encore un effort

Encor un effortEt encore un autre effort…

À table « Encore une petite bouchée pour maman, allez fais un effort mon ange »

À l’école « Ses résultats sont à la hauteur de ses efforts, c’est à dire nuls »

Au travail « Vos efforts nous ont permis d’atteindre les 10 points de croissance espérés »

Au sport « Plus que 100m, encore un effort, et il passe la ligne d’arrivée »

À la maternité « Poussez Madame, poussez, allez encore un petit effort ».

Notre vie entière est faite d’efforts.

Sont-ils tous légitimes ? Sont-ils tous nécessaires ?

L’expérience et les observations prouvent effectivement que l’effort est un ingrédient indispensable à l’atteinte d’un objectif. Sophocle l’avait déjà compris en affirmant que« le succès dépend de l’effort ». Une idée qui a fait du chemin puisqu’elle est également reprise dans l’acronyme d’un objectif « MERE » :

  • M pour Mesurable : « à quoi saurai-je que j’ai atteint l’objectif »
  • E pour Effort : sans effort, point de réussite comme le disait Freud pour justifier de ses tarifs !
  • R pour Réaliste et Réalisable : se fixer des objectifs trop ambitieux est la voie royale du découragement et donc du renoncement.
  • E pour Échéance : parce que l’effort doit s’inscrire dans le temps et non dans la durée.

Son autre avantage consiste à garantir l’investissement de la personne et à ajouter de la saveur à la récompense.

Et si l’effort était le sel de la vie ?

Il en y a trop c’est immangeable, il en manque c’est fade.

Si je fais trop d’efforts c’est douloureux, je m’épuise, et n’atteins pas mon objectif.

Si je n’en fais pas suffisamment, la facilité gâche tout : je me lasse et me laisse distraire de ma décision.

Alors, comment doser ce sel ?

D’abord en passant un test d’Analyse Transactionnelle, ce qui permettra de savoir si le « fais effort » est gravé sur votre disque dur.

Ensuite, et si le résultat est positif, apprenez la légèreté, remplacez l’effort par la confiance, et l’envie.

Car si vous avez le sentiment d’être toujours dans l’effort, il est probable que vous ne fassiez pas réellement ce qui vous plait. Lorsque la motivation, l’envie et le désir soutiennent mon effort, alors celui-ci s’efface. Je n’ai plus le sentiment de faire un effort, même si pour les autres cela y ressemble, je me fais juste plaisir ainsi que l’avait deviné Confucius en écrivant« choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ».

Enfin si vous vous reconnaissez davantage dans la personne qui ne fait pas suffisamment d’efforts et donc atteint rarement, voire jamais ses objectifs, 2 hypothèses :

  1. Vos objectifs sont trop élevés, décourageants, réajustez les.
  2. Vous n’avez jamais appris l’effort, il est temps ! Toutefois, débutez petit. Un minuscule effort d’abord, un tout petit ensuite, un petit, un moyen, un moyen plus, un gros et enfin un énorme effort ! Ou pas...

Car ce classement est parfaitement arbitraire, puisqu’à mesure que je réussis, l’effort diminue en intensité pour être remplacé par la joie et l’entrain.

En somme, l’effort est indispensable mais doit être consommé avec modération…

La réussite ? les ingrédients

Mais que se cache-t’il derrière la réussite ?

Qui ne s’est jamais posé cette question ?

Qui n’a jamais eu envie de tout lâcher, de renoncer à la réussite ?

Car après un échec (ou ce qui est vécu en tant que tel), ou à la suite d’une déception, la tentation est grande de baisser les bras !

Le « à quoi bon ?» s’invite dans notre esprit nous faisant douter de la rentabilité de notre investissement.

  • Je cours les castings et c’est toujours l’autre qui est choisi« Est-ce que je place mon énergie où il le faut ? »
  • C’est mon 36ème rendez-vous amoureux et l’amour est toujours absent ! « Ai-je raison d’insister ? »
  • Je suis à mon compte depuis 6 mois et mes finances ne sont pas brillantes. « Ai-je raison de persister envers et contre tout ? »

Difficile de répondre à ces questions avec ces exemples, car seul l’avenir me dira si j’ai eu raison ! La légende veut que Stallone ait essuyé un nombre impressionnant de refus avant d’être retenu pour Rocky, et qu’Edison ait fait de nombreux essais infructueux avant d’inventer l’ampoule. Et s’ils avaient renoncé ? Regarder Rocky sans Stallone à la lumière de la bougie, bof !

L’exemple le plus parlant est celui de nos 1ers pas.

Les ingrédients de la réussite

Mes 1er pas vers la réussite

Que se serait-il passé si nous avions renoncé à marcher à chaque fois que nous sommes tombés étant petits ?

Nous serions tous en fauteuil !

Pourquoi avons-nous perdu cette détermination farouche ? Pourquoi un enfant a-t ’il plus de volonté qu’un adulte ?

Parce que nous avons oublié la recette toute simple de la réussite.

Pour commencer, dressons la liste de nos ingrédients :

  1. Avoir un objectif clair, précis, réaliste et réalisable
  2. Se donner tous les moyens nécessaires pour l’atteindre
  3. Avoir une confiance inébranlable en l’avenir, en soi
  4. Faire un effort, et maintenir cet effort avec constance
  5. Ne pas avoir peur : de l’échec, de la honte, du regard des autres, etc…
  6. Faire taire sa petite voix saboteuse

Puis reprenons les exemples précédents en ajoutant cette fois-ci les ingrédients de la recette, et en nous posant les seules question valables :

  • Je cours les castings et c’est toujours l’autre qui est choisi...« L’Autre aussi a couru les castings avant d’être pris ! il a maintenu son effort parce qu’il avait confiance en lui et l’avenir !, j’en suis au 51ème casting, et si j’étais retenu(e) au 52ème ? »
  • C’est mon 36ème rendez-vous amoureux et l’amour est toujours absent !  « Est-ce que mon objectif est clair ? Est-ce que je sais précisément à quoi ressemble l’homme ou la femme de ma vie ? »
  • Je suis à mon compte depuis 6 mois et mes finances ne sont pas brillantes : « Me suis-je donné(e) tous les moyens pour que mon activité marche ? Ai-je fait tout mon possible ? Que puis-je faire d’autre, de plus, de différent pour que cela fonctionne ?»

Et si la recette ne suffit pas, contactez-moi !

Patience mon amie.

PatienceJ’ignore la raison, mais il m’a semblé indispensable d’écrire un article sur ma meilleure amie, la patience.

Est-ce la douceur estivale qui appelle à la langueur ?

Est-ce mon obsession du temps (eh oui, nous avons tous notre dada !) qui refait surface ?

Ou est-ce parce qu’elle a déserté le paysage depuis longtemps  ?

Quelle qu’en soit la cause, j’avais envie de vous parler de patience…

Les femmes veulent être minces avant d’avoir fait des efforts, les enfants veulent être grands avant de vieillir, les bâtiments sont livrés avant d’être terminés, la liste est longue de cas où quelqu’un a rogné sur le temps.

Comme s’il n’allait déjà pas assez vite !

Nous le trouvons trop véloce lorsqu’il nous rapproche d’une échéance redoutée.

Et bien trop long lorsqu’il nous éloigne de notre objectif.

Pourtant il est le même, seule notre perception et notre relation est modifiée. La patience est l’étalon du temps. Elle est notre juste conscience, celle qui sait que le temps s’écoule à son rythme, que toute chose a besoin d’une durée dédiée pour être réussie : 9 mois pour un enfant, 22 mois pour un éléphanteau, 2 ans pour un deuil,  2 ans-2 mois et 5 jours (un record !) pour la Tour Eiffel.

Je peux m’agacer de ces jours, de ces heures qui me séparent de mon objectif (être mince, être majeur…), mais ma révolte ne fera qu’aggraver les choses.

Lorsque j’essaie d’en faire l’économie le résultat est pire. Je me prive de tout pendant 1 mois pour maigrir plus vite et je reprends le double de ce que j’ai perdu, je passe la seconde couche de peinture quelques heures avant ce qui était prévu et le résultat est désastreux ! J’aime beaucoup ce dicton qui dit que je n’ai jamais le temps de bien faire, mais toujours celui de refaire !

Je répète souvent à mes clients qu’il ne sert à rien de tirer sur les cheveux pour qu’ils poussent plus vite. Laissons le temps au temps, acceptons qu’il s’écoule à SON rythme, et non celui que nous souhaiterions qu’il prenne.

Cela dit, si l’on pouvait suspendre celui de l’été, je serais volontiers preneuse !

Équilibre : comme un funambule

Comme un funambuleTrouver et garder l’équilibre est sans doute l’exercice le plus périlleux, et pourtant le plus gratifiant qu’il soit.

Plus jeune, je m’amusais de cette voie médiane, de cette mesure, élevée par mes parents au rang de vertu, alors que je n’y voyais que tiédeur et médiocrité.

Je lui préférais les excès, les montagnes russes, les émotions en tout genre, j’associai les plaisirs au bonheur.

Avec le temps et l’expérience, je m’aperçois à quel point ce fameux équilibre est en réalité une règle universelle.

Toutes les vertus sont le fruit de cet équilibre, de cette voie du milieu, ainsi que le proclamait Aristote « in medio stat virtus ».

  • Qu’est-ce que la tolérance sinon l’enfant équilibré de l’intégrisme et du laxisme ?
  • Et la générosité sinon l’enfant équilibré de la prodigalité et de l’avarice ?
  • Ou un poids de forme, sinon l’enfant équilibré de la gourmandise et de la retenue ?

Cette règle est la règle d’or, pour notre corps, pour notre esprit, pour notre planète.

En surinvestissant un domaine de vie plutôt qu’un autre, vous risquez la faillite de l’un ou de l’autre !

À un homme qui se plaignait que sa femme l’ait quitté, ma formatrice en coaching lui a simplement posé cette question :

« Si vous aviez passé le même temps dans votre entreprise que chez vous, avec votre famille, que ce serait-il passé à la longue ? » et lui, sans hésiter « J’aurais fait faillite ! » « Eh bien, c’est exactement ce que vous venez de faire avec votre femme », lui a-t-elle répondu…

Dommage que pour changer, il faille à un moment précis souffrir de l’excès, tomber comme le funambule pour comprendre l’importance du balancier et du contrepoids.

Après une chute, on comprend mieux la nécessité de rester sur le fil, le fil de la vie… J’espère que vous avez trouvé cet équilibre, sinon il est temps de réagir !

Un choix ? Faites le bon !

Nous sommes tous inquiets à l’idée de faire un choix.

Vais-je faire le bon ? ou le mauvais choix ?

C’est en regardant un téléfilm retraçant le parcours d’un tueur en série, que m’est venu l’idée de cet article. Et l’envie de vous outiller dans vos choix professionnels comme personnels.

Dans ce téléfilm, ce qui m’a interpellé, est la gestion du risque par les forces de police.

Alors qu’elles ont acquis la certitude qu’il s’agit bien d’un serial killer, elles gardent le silence pour éviter un vent de panique, voire de psychose. Ce silence est le 2nd assassin de l’histoire puisque les jeunes femmes, non averties du danger, ont été des proies faciles.

Je me suis alors demandé sur quels critères la police s’était basée pour faire ce choix ? Et quel choix aurais-je fait, moi ? Et quel choix feriez-vous, vous ?

Pour nous aider à répondre, il m’est revenu en mémoire, le modèle du Pari de Pascal, dans lequel il tente de démontrer que nous avons plus à gagner à croire en Dieu, qu’en y croyant pas.

Il s’agit d’évaluer pour chacune des situations ce qu’il y a perdre et à gagner,
puis de comparer les pertes maximales.

Reprenons le cas de la police, elle avait le choix entre :

  1. Prendre le risque de perdre une ou des vies supplémentaire
  2. Prendre le risque de perdre la tranquillité.

Évidemment, nous serions nombreux à faire le 2nd choix ! Cela semble tellement simple qu’on se demande pour quelles raisons la police en a décidé autrement ? Sans doute nous manque-t-il des éléments, une vision de l’ensemble des enjeux, pour prendre le même risque et assumer une telle responsabilité.

En coaching, je remarque que les risques sont souvent  » mal ou pas évalués « .

Tout est mis sur le même plan et sans hiérarchie (la mort et la tranquillité ne sont pas comparables !), ou encore la comparaison se fait entre une peur et une certitude.

Décisions : le comparateur de choixAfin d’y voir plus clair, et se garantir de faire le meilleur choix, j’ai construit le tableau suivant.

Il vous permettra de prendre vos décisions avec plus de sérénité :

  • en comparant ce qui est comparable ; on ne met pas dans la même balance un fait et un peur,
  • en mesurant au mieux les enjeux pour chaque situation ; c’est-à-dire les conséquences éventuelles selon telle ou telle option.

Je vous invite à l’utiliser dans toutes les situations, personnelles ou professionnelles.

Pour l’utiliser à votre guise, vous pouvez également le télécharger ici :  le CDD Comparateur de Décision

 

La sagesse au quotidien

Elle commence bien cette année !

Oui, je dois dire qu’elle commence plutôt bien cette année, puisque mon blog a été sauvé des vilains pirates, et le site www.formationsavoie.fr est enfin en ligne ! N’hésitez pas à jeter un œil, mais pensez également à le récupérer, sinon ça fait désordre.

Plus sérieusement, je profite de cette annonce pour revenir sur mes mésaventures de l’année dernière et remercier solennellement toutes les personnes qui ont eu la gentillesse de répondre à mon « blogthon » et de m’aider.

J’en profite également pour répondre à la question d’une de mes clientes qui m’a demandé « Frédérique, justement, quand il t’arrive quelque chose comme ça, un pépin, quelque chose de plutôt négatif, que fais-tu, toi ? Comment réagis-tu ? »

la sagesse au quotidienAlors, voilà ma réponse :

D’abord, je me pose cette 1ère question essentielle : « EST-CE MODIFIABLE ? »

  • Si la réponse est OUI, je cherche une solution et de l’aide ! ) Ce que j’ai fait assez rapidement pour savoir si je pouvais ou non sauver mon blog.

Demander de l’aide est sans doute la chose la plus difficile à faire et en même temps la plus utile !

La fierté, la peur de déranger, la croyance que nous nous débrouillons très bien tout seul, nous font souvent hésiter et c’est un tort…

  • Si la réponse est NON, je me pose cette unique question « quelle leçon puis-je en tirer ? », « qu’est-ce que cela m’apprend ? De moi, des autres, de la vie en général ? » et je décide de l’accepter ! Puisque je ne peux pas changer cet évènement, je change la seule chose qu’il soit en mon pouvoir de modifier : mon regard.

Ma vision du développement personnel ? Une discipline qui réunit toutes les recettes éprouvées du bonheur, de la sagesse et de la sérénité. Celle que je viens de vous livrer n’échappe pas à la règle, puisqu’en son temps, l’empereur-philosophe Marc Aurèle écrivait :

« L’être humain accompli est celui qui a :

La force et le courage de changer ce qu’il peut changer

La sérénité d’accepter ce qu’il ne peut pas changer

La sagesse d’en faire la différence »

Que la sagesse vous accompagne pour cette nouvelle année !

Résolutions de 2016 : 4 astuces

Résolutions du Nouvel AnLes bonne résolutions accompagnent souvent le changement d’année et traine dans son sillage les 3 difficultés suivantes.

  1. Bien choisir son vœu.

Nous sommes davantage habitués à souhaiter quelque chose aux autres qu’à s’interroger sur ce que nous voulons vraiment. De plus, les formules de politesse limitent notre créativité. En dehors de la santé et l’amour souvent entendues, qu’est-ce que je veux vraiment, moi ?

Car plus qu’un vœu, il s’agit réellement d’un objectif. De la même façon que je choisis la prochaine destination de mes vacances d’été, je décide de ma destination pour l’année à venir. L’année qui s’ouvre est un nouveau chapitre de ma vie : qu’est-ce que je veux y inscrire ?, qu’est-ce qui aura sa place ?, qu’est-ce qui résumera ce chapitre en un mot ? Sont les principales questions à se poser pour bien choisir.

  1. Bien formuler son vœu !

Il doit être personnel, c’est-à-dire me concerner, moi et moi seul, au présent (je veux et non je voudrais !), et affirmatif. Faites la différence entre « je ne veux plus qu’on prenne de décision pour moi » et « je veux décider par et pour moi-même ». La 2ème formulation est tout de même plus claire non ? Le travail de programmation de notre cerveau s’en trouve facilité !

  1. Tenir ses résolutions.

J’ai bien réfléchi, j’ai enfin trouvé ce qui me tenait à cœur, je l’ai formulé correctement et pourtant deux risques demeurent :

  1. Je l’oublie carrément et rapidement ! Passé le mois de janvier, j’ai déjà oublié ce que je voulais vraiment pour cette année. Dommage, il me restait encore 11 mois et davantage pour y parvenir 😉
  2. Je ne tiens pas mes résolutions dans la durée.

Afin d’éviter de vous retrouver dans ces situation, je vous livre 4 astuces très simples.

  • Listez votre objectif et les moyens associés et affichez les : sur un tableau d’affichage, épinglez résolutions et photos, enregistrez la liste dans votre smartphone, etc…
  • Profitez de tous les temps d’attente pour les relire et les remémorer : salle d’attente, temps de transport, panne ou lenteur informatique, etc…
  • Installez des rappels sur votre messagerie ou directement sur votre ordinateur via un programme type post-net (pas très facile d’installation, mais judicieux), ou tout programme équivalent.
  • Tenez un petit journal appelé mon carnet de progrès : notez toutes les actions que vous avez déjà mises en œuvre pour vous rapprocher de votre objectif. En le feuilletant de temps en temps, vous retrouverez motivation et courage pour poursuivre.

Voilà, je n’ai plus rien à vous souhaiter, puisque maintenant, je sais que vous êtes outillé pour l’atteindre !

Ah ! si ! je vous souhaite de mettre en pratique…

L’art de convaincre : ma recette

Tout le monde peut convaince, surtout quand TOUT lui donne raison.

En revanche, il arrive que même si la raison est de notre côté, on puisse la perdre.

Convaincre sans hurler

Convaincre sans hurler

Au 19ème siècle, le Dr Semmelweis en a fait les frais.

Aalors qu’on aurait dû crier au génie et le décorer, ce pauvre Docteur, un brin maladroit, a fini en camisole, après s’être attiré les foudres du monde médical au grand complet !

Comment a-t-il pu en arriver là ?

Comment une personne aussi brillante, père de l’antisepsie, a-t-il pu passer pour fou ? Alors que les faits, les chiffres, l’avenir et Pasteur lui ont donné raison ?

Simplement parce qu’il ne savait pas COMMUNIQUER et encore moins convaincre !

Plutôt que de partir d’un constat : l’inégalité du taux de mortalité entre les deux pavillons de la maternité (10% dans le sien, contre 3% dans celui d’en face !),

Et de rester sur des faits : grâce à l’antisepsie imposée dans le pavillon des étudiants en médecine, les deux taux étaient enfin revenus à l’équilibre (3%, le taux incompressible de l’époque),

Ce malheureux docteur s’est engagé sur la voie des opinions et des sentiments : « Vous êtes tous des assassins ! Je suis le seul à avoir compris !… »

Or :

  • Les opinions sont toujours discutables, il ne s’agit que d’un point de vue.
  • Les sentiments sont toujours, et par définition, vrais pour la personne qui les ressent.
  • Seuls les faits peuvent conduire au consensus, ou a minima à une discussion dépassionnée.

Oui, on peut tout dire, mais dans un monde où la forme prime souvent sur le fond, encore faut-il savoir le dire ! Surtout lorsque l’on est seul à hurler contre les loups !

Dans ce cas, mieux vaut ne pas hurler, mais simplement, à l’image de Mandela ou Gandhi faire preuve d’une grande assertivité, c’est-à-dire savoir se faire entendre, en restant campé sur ses positions tout en restant à l’écoute de l’autre.

Un exercice parfois difficile à faire mais tellement, oui, tellement gratifiant lorsqu’on en maitrise les ressorts.

Le cocktail idéal ? Toujours la Loi de Paretto !

80 % de faits, 20 % de sentiment, les vôtres comme ceux de votre (vos) interlocuteur(s) !

Libérez votre potentiel !

Potentiel et performance

Cessons d’avoir peur !

Notre potentiel est parasité par de nombreuses émotions.

Parmi elles, se trouve une de ses pires ennemis : la peur.

La peur est une émotion primaire et universelle. Lorsque l’amygdale (celle du cerveau !) s’active sous ce que notre corps perçoit comme une menace, la peur s’installe. Son rôle est de nous protéger.

Après une estimation fulgurante et animale de l’ennemi, nous décidons de combattre ou de fuir, en fonction de l’importance du danger perçu. Nous sommes dans le domaine de l’instant, de l’instinctif, de la réaction, voire du réflexe et non dans celui de la pensée réfléchie.

On comprend aisément toute l’importance de cette émotion pour la survie de l’espèce.

En se tenant à l’écart des bêtes féroces, en construisant des armes pour s’en défendre, l’homme a survécu, vécu, s’est développé, a prospéré.

Le temps a passé, les conditions ont changé, mais la peur est restée.

Est-ce l’absence de motifs sérieux (on croise rarement un lion ou un ours de nos jours), est-ce l’évolution, qui a entrainé un transfert de cette émotion salvatrice ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, nous sommes nombreux à avoir peur, de tout, de rien, pour un oui, pour un non, de soi, des autres.

Et lorsque la peur s’installe, tout fout le camp ! L’amygdale tourne à plein régime, déversant son flot d’adrénaline pour peu de chose au final. Lorsque le flotteur s’est déréglé, les signaux se déclenchent à tort. L’émotion devient peu à peu une véritable maladie auto-immune, qui se retourne contre nous.

Invalidante, sclérosante, elle nous empêche de réfléchir correctement et en conscience.

Notre imagination devient notre pire ennemi : « et si je n’y arrivais pas ? », « si j’échouais ? », « et si il, elle me mentait ? », « si il, elle me quittait ? », « et si je n‘étais pas à ma place ? », et si, et si…

La peur est une des principales interférences dont parle Gallwey en coaching. La performance est le résultat du potentiel de l’individu moins les interférences, soit : P (performance) = p (potentiel) – i (interférences).

Quand faut-il agir ? Lorsque nous repérons que nos peurs, réelles ou imaginaires nous empêchent d’agir, de réfléchir posément, de prendre les décisions raisonnables.

Et vous ? Où en êtes-vous ? Avez-vous une crainte qui vous empêche d’avancer ? Qui vous freine dans vos projets, vos envies ?

Si la réponse est oui, il est temps de gommer cette interférence, pour que votre performance soit enfin à la hauteur de votre potentiel !