La chance est une pimbêche

En coaching professionnel ou personnel, le sujet de la chance ou de la malchance revient souvent dans la discussion.

Certains pensent qu’ils doivent leur promotion à la chance (le déménagement inattendu du prédécesseur), d’autres accusent la malchance d’être responsable de leur retard éliminatoire au concours de leur rêve.

Alors qu’en est-il ? Où commence et où s’chance ?arrête la chance ? Où commence et où s’arrête la malchance ?

Notre langue française est riche mais sur ces notions nous utilisons souvent les mêmes mots pour des situations bien différentes. Je vous propose, pour commencer de faire un brin de ménage !

En réalité, la chance ou la malchance intervient lorsqu’il n’y a aucune action de posée de notre part. Dans ce cas, le mot reprend tout son sens étymologique (de cadere en latin = choir), c’est-à-dire que cela nous « tombe dessus » sans intervention, ni intention de notre part.

Par exemple,

  • Vous dormez, une météorite s’abat sur votre maison = malchance !
  • Un inconnu frappe à votre porte et vous offre toute sa fortune = chance !

Ce qui n’a rien de commun avec les situations suivantes, pour lesquelles, il y a intervention, voire intention :

  • Vous avez une promotion suite au départ inopiné de votre supérieur = opportunité !
  • Vous êtes refoulé au concours de votre vie car votre train a été retardé = leçon de vie !

Le degré de passivité ou d’action est déterminant pour savoir dans quel registre je me situe.

Plus je suis dans l’action, plus j’étends ma zone d’influence, moins je suis dans celui de la chance ou de la malchance.

Pour être certain de réussir le concours de mes rêves, je mets toutes les chances de mon côté, c’est-à-dire que je prends toutes les dispositions nécessaires pour être à l’heure. Si je ne l’ai pas fait, je suis responsable, pour la part qui m’incombe, de ce qui arrive. Dans ce cas, rien d’autre à faire que d’en tirer une leçon utile pour mon avenir (voir la sagesse au quotidien).

En bonne PNListe visuelle, vous avez dû remarquer que j’aimais bien les tableaux. Aussi pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose celui-ci : Chance ou malchance

Mais, et heureusement, la vie ne ressemble pas à un tableau. Rien n’est aussi cloisonné, en réalité les cellules sont poreuses, on peut passer d’une catégorie à l’autre d’un simple regard.

Oui, un simple regard, permet de transformer la malchance en chance ou en opportunité.

Car la vie est une pimbêche ! si vous voulez qu’elle vous sourie enfin, c’est à vous de faire le premier pas, de commencer par lui sourire.

C’est ce que Philippe Gabilliet, psychologue et spécialiste de la chance nomme le « recyclage des malchances ».

Cela consiste à accepter ce qui est arrivé, en tirer une leçon, voire à se dire comme dans le conte Chance ou malchance qu’il s’agit peut-être d’un mal pour bien.

Ce comportement face à l’existence en général, et la chance en particulier, appartient aux 4 attitudes inventoriées par Philippe Gabilliet. Des attitudes susceptibles d’attirer les opportunités et de faire durer la chance. Je vous livre ici les  3 autres attitudes bénéfiques :

  • Se rendre disponible : c’est-à-dire être ouvert vers l’extérieur, à l’affût des opportunités.
  • Clarifier son intention : savoir ce que je veux, j’espère de la vie.
  • Devenir un « porte chance » : c’est-à-dire un passeur de relais qui a la certitude que le relais lui reviendra tôt ou tard.

En résumé, s’il ne suffit pas de jouer pour gagner au loto, en revanche, et comme le proclame la Française des Jeux, tous les gagnants ont tenté leur chance…;-)

 

Halte à la contagion !

 grog-53361_640La peur de la contagion…

Aujourd’hui, j’ai invité une amie à déjeuner à la maison. Ce matin, elle était prête à se décommander en raison d’un début de rhume, craignant de me contaminer.

N’écoutant que mon courage 😉 et mon envie de la voir, je l’en ai dissuadée.

Sa prévenance envers moi m’a inspiré les questions et réflexions suivantes.

  1. Faisons-nous preuve de la même attention lorsqu’il s’agit d’un mal être moral ?

Oui, souvent. Ce qui explique que lorsqu’une personne a le moral en berne, qu’elle est envahie d’émotions négatives et se sent pour le coup « contagieuse », elle s’isole.

  1. Avons-nous raison de nous isoler ?

Oui et non.

Oui, s’il s’agit d’un léger blues que l’on sait pouvoir régler seul(e) en une journée. Il est même salutaire en pareil cas, de se débrouiller seul(e), d’accepter d’aller moins bien, de faire le tri avec soi.

Ou, si la personne à qui l’on souhaite se confier est encore moins en forme que nous . Car dans ce cas, et en dépit de sa bonne volonté, elle ne pourra pas nous écouter « utilement ».

Non, s’il s’agit de quelque chose qui pourrait devenir sérieux : un mal être qui s’est installé, un problème qui accapare notre corps et notre esprit.

Car le risque de l’isolement, est que nous ne laissons pas la chance aux autres de nous aider, nous ne leur offrons pas la possibilité de choisir, comme l’a fait mon amie à midi.

  1. Et si nous osons demander de l’aide, qu’attendons-nous vraiment ?

Ni jugements, ni conseils, ni modèle !

Car contrairement à ce que j’ai dit plus haut, l’isolement n’est pas dû à la peur de contaminer les autres mais davantage à la crainte d’être :

  • Jugé(e): « tu as tout pour aller bien, qu’est ce qui se passe ? tu ne t’écoutes pas un peu trop ? »
  • Assommé(e) de bons conseils: « et pourquoi tu ne… ? tu devrais plutôt… »
  • Agressé(e), humilié(e) par la forme olympique et insolente de notre interlocuteur : « moi ? Toujours au top, le travail nickel, la famille, formidable, financièrement, je ne sais plus comment le dépenser. Et toi ? Ça n’a pas l’air d’être la joie ! ».

Non, ce que nous attendons tous en réalité est avant tout d’être écouté(e) et entendu(e), avec bienveillance et empathie.

L’empathie (« souffrir aux côtés de ») de Carl Rogers est sans doute le meilleur rempart à la contagion, car elle évite de souffrir avec (étymologie de la sympathie) ou de souffrir contre (l’antipathie ressentie face au modèle insolent !).

En clair, l’écoute empathique et bienveillante d’un(e) ami(e), d’un(e) coach, est à la déprime, ce que le grog est au rhum, un puissant antidote !

« Passe ta commande »

La vie est comme un restaurantPasse ta commande est sans doute une de mes phrases préférées en coaching.

Elle étonne et surprend souvent, elle fait sourire parfois.

Lorsque je la prononce, mes clients me regardent mi- amusés, mi- inquiets en se demandant ce que je veux leur dire par là, et surtout si je ne suis pas un peu folle !

Puis je leur explique.

Et ils font.

Et puis ça marche !

Passe ta commande signifie simplement que la vie est un immense restaurant.

Il existe deux types de clientèle dans un restaurant.

Celle qui dit au serveur « Amenez moi ce que vous pouvez », ou aux autres convives « Je prends comme vous, je vous fais confiance ».

Avec un peu de chance la personne se régalera, ou à l’inverse regrettera amèrement d’avoir laissé le choix aux autres. Car elle court le risque que le serveur serve ce qui arrange le restaurant : le plat le moins demandé, le dessert de la veille, etc…

Au final, elle se « contentera » de ce qu’on lui présente, plutôt que de consommer ce qu’elle veut vraiment.

Le deuxième type de clientèle dit au serveur : « Je vais prendre un confit de canard en direct et une mousse au chocolat en dessert ». La commande est simple, claire, efficace.

Dans ces conditions, il est rare qu’un serveur apporte autre chose que ce qui a été commandé, et c’est tout le miracle de la commande !

Plus je sais ce que je veux, plus j’ai de chance de l’obtenir ou à défaut de m’en rapprocher en négociant : « Vous n’avez plus de mousse au chocolat ? il vous reste du tiramisu ? Très bien, donnez-moi le tiramisu alors. »

Enfin, la réussite de l’expérience repose sur deux injonctions fondamentales : se donner les moyens de faire, et le faire.

Si je conserve l’image du restaurant, cela signifie :

  1. Avoir les moyens de s’offrir le repas.
  2. Choisir le restaurant en fonction de ce que l’on souhaite consommer.
  3. Et se rendre au restaurant.

Pas très compliqué non ?

A vous de passer votre commande !

  1. Déterminez ce que vous attendez vraiment de la vie.
  2. Mesurez l’écart entre ce que vous avez et ce que vous voulez.
  3. Hiérarchisez des options qui vous permettent de vous en rapprocher.
  4. Mettez en œuvre.
  5. Réajustez si besoin.

Et surtout, surtout, ne renoncez pas !

À vous de jouer !

À vous de jouerQue l’on aime jouer ou non, la vie est un jeu, un jeu immense.

Pas n’importe lequel, un mikado !

Oui, nous sommes tous une de ces baguettes colorées. Comme dans le jeu, nous nous trouvons tantôt coincés au milieu des autres, tantôt totalement à l’écart du jeu !

Une situation professionnelle insatisfaisante, une vie familiale ou de couple frustrante, et nous voilà comparables à la petite baguette coincée dès le début de la partie.

Comme elle, nous avons la sensation d’être bloqué, de ne rien pouvoir faire, de ne pas trouver d’issue.

En réalité, ce sentiment est lié à l’incapacité à « prendre un risque », à modifier un petit quelque chose qui va modifier l’ensemble du jeu.

Nous nous sentons incapables de sortir de là sans causer de dégâts.

Cette peur du dégât nous paralyse et nous empêche de nous mettre en action, de bouger, simplement.

Exactement le contraire de ce qu’il convient de faire !

En effet, comme au mikado, il suffit que je bouge d’un demi-millimètre la baguette pour que tout le jeu s’en trouve modifié.

À cet instant précis, je le fais souvent en pleine connaissance de cause.

Je sais bien que l’ensemble va bouger mais que faire d’autre puisque je suis « complètement » coincé ?

Que ça bouge ! Voilà ce que je veux précisément !

Que cet équilibre qui ressemble à une prison soit enfin brisé.

Et miracle, ce léger déplacement bouleverse effectivement la configuration….

Tout comme un changement de comportement, d’attitude, de vocabulaire, changera totalement une relation, une situation qui semblait jusqu’alors inextricable.

D’autres, enfin, choisissent par peur de complications et de difficultés, ne pas jouer du tout. C’est la petite baguette qui dès le début de la partie a roulé loin du jeu, loin des autres.

Ce qui la motive à se tenir loin des autres ? Une autre peur. Celle de l’engagement.

Dans la vraie vie, notre petite baguette sera peut-être un une célibataire endurci(e), une personne sans emploi ou avec un emploi sans enjeu.

Et vous ? Quel type de baguette êtes-vous ?

Celle qui a refusé de jouer ?

Ou celle qui est toujours coincée ?

Celle qui a osé bouger ?

Les 8 clés du monde

N°8 : Le principe de reproduction

Ce principe est fondamental.

Je perçois et je reproduis le monde à mon image.

Pourquoi l’ordinateur est-il si proche de l’être humain ? Parce qu’il est conçu à son image ! Un disque dur, une mémoire, un écran (la partie visible de mon être), un programme (l’éducation, la formation, les virus…).

Les exemples de copie et plagiats en tout genre de l’homme et de la nature, sont fort nombreux.

Ce principe est formidable tant qu’il s’agit de vraie reproduction, c’est-à-dire de copie, quasiment à l’identique.

En revanche cela se corse lorsque je l’étends à des choses ou des êtres déjà crées : Pourquoi ai-je tant de mal à comprendre l’Autre ? Parce que je le crois et je le veux identique à moi ! C’est tellement plus simple, que de devoir l’accepter, le comprendre dans sa différence.

ma source d’inspiration préférée, s’appuie justement sur ce principe fondamental :

« A l’école de la vie, je redouble aussi tant que je n’ai pas compris la leçon »

Oui, tant que je n’ai pas compris, les mêmes erreurs se reproduisent…

Nous sommes arrivés à la 8ème et dernière clé du monde.

N’hésitez pas à compléter et enrichir ma mallette de serrurière !

Les 8 clés du monde

N° 7 : Le principe de circulation

Tout est en mouvement, tout circule.

Les idées, les fluides, les énergies, les émotions, les paroles, les virus, les individus.

Ce principe de circulation a pour corollaire celui de contagion et de réciprocité.

Si je me conduis mal avec quelqu’un, il est fort probable que l’Autre me renvoie cette énergie négative (réciprocité).

Il est fort probable également que si je ris à gorge déployée, je donne envie à d’autre de rire (principe de contagion).

Si mon rire est contagieux, alors mon humeur, mes croyances, mes pensées, le sont également.

Pourtant, nous avons tous tendance à l’oublier : nous admettons facilement que l’Autre m’a transmis sa mauvaise humeur, mais nous avons davantage de difficultés à nous reconnaitre dans cet Autre !

Surveillons nos pensées, nos humeurs, nos paroles, elles sont aussi contagieuses qu’Ebola !

Une maladie qui se propage se reproduit à l’envie, devient virus : le principe de reproduction est le dernier que nous verrons demain !

Les 8 clés du monde

N° 6 : Le principe de causalité

Toute situation, évènement, changement est le fruit du mariage cause / effet.

Je suis souvent conscient que l’effet est le fruit de la cause.

En revanche, j’oublie « facilement » qu’en posant d’autres actions (cause), j’obtiendrai de la même façon d’autre résultats (effets).

L’être humain vit dans l’effet, il jouit du résultat ou subit les conséquences, mais se sent rarement acteur de la cause.

Il n’hésite pas à faire preuve d’une rare mauvaise foi, sélectionnant comme cela l’arrange, les situations pour lesquelles il reconnait ce principe (par exemple : « c’est grâce à moi ! ») et celles où il le récuse (par exemple : « ce n’est pas de ma faute ! »).

Personne ne discute le fait que s’il pleut je suis mouillé, si je plante une graine et en prends soin, elle poussera.

En revanche, nous avons davantage de difficulté à reconnaitre que si je ne prends pas soin des autres, ils me tournent le dos.

Dans les trois cas, le même principe s’applique : une action produit un effet.

Si je reste dans le déni, je me « victimise », je pense que les choses m’arrivent et que je n’y peux rien !

A l’inverse, en admettant ce principe, je reprends le contrôle de ma vie.

En acceptant de poser des actions différentes, j’obtiendrai à coup sûr un autre résultat.

Je prends soin de mon entourage, il reste auprès de moi et me le rend bien.

Il me le rend bien, car il respecte le principe de circulation, que nous verrons demain !

Les 8 clés du monde

N°5 : Le principe des cycles

L’Histoire, le temps, les saisons, les marées… Encore et toujours des cycles !

Aujourd’hui, trop de personnes font ou souhaitent faire comme si cela n’existait pas.

A l’image de ces employées de grandes firmes américaines, qui congèlent leurs ovocytes pour « plus tard », ou encore les bourreaux de travail qui « turbinent » 7 jours sur 7, ou réduisent leurs nuits pour en faire davantage.

Erreur quasi fatale, nous sommes faits pour profiter et pour dormir !

Nous sommes faits pour manger et nous arrêter une fois rassasiés, nous sommes faits pour vivre et pour mourir.

Accepter l’existence de ces cycles, admettre que je leur appartiens me permet de les vivre en toute quiétude.

Il pleut en automne ? Pourquoi me lamenter, me plaindre de la météo, à quoi cela me sert-il ?

il me suffit au contraire d’appliquer le 4ème principe, celui de la confiance pour savoir qu’après l’automne viendra l’hiver et peut-être la neige, et enfin le printemps !

Ce principe de confiance est également indispensable au 6ème que nous verrons demain !

Les 8 clés du monde

N°4 : Le principe de confiance

Ce à quoi je résiste, persiste.

Le principe de confiance, consiste à poser une action et être absolument certain d’obtenir un résultat.

Ce principe s’oppose au doute, à la méfiance, à la défiance. Il permet d’aborder avec légèreté et sérénité la vie et ses aléas. Il permet d’être positif, de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, de surmonter rapidement les épreuves en considérant les échecs comme un apprentissage, une expérience de vie, dont je tire quelque chose de profitable pour moi.

Si j’ai la confiance absolue que la vie m’envoie ce dont j’ai besoin, rencontres, évènements, et que même si je ne vois pas immédiatement la raison, il y en a une, alors je peux lâcher prise.

La nature ne réfléchit pas : elle est, simplement.

Semer aujourd’hui en étant certain de récolter demain, vivre l’instant présent, ne pas s’inquiéter de l’avenir, voilà la meilleur façon d’honorer ce 4ème principe.

Ce 4ème principe est très complémentaire du suivant, que nous nous verrons demain !

Les 8 clés du monde

N° 3 : Le principe de l’homéostasie

Celui de l’équilibre : de la recherche, de l’atteinte, et du maintien de cet équilibre.

Il est (était !) fréquent qu’à une période de sécheresse succède une période de pluie. Pourquoi ?

Pour maintenir ce fameux équilibre.

Face à un dérèglement, succède un autre, afin de trouver au bout de la chaine, une moyenne, un point d’équilibre.

Un point si fragile que l’individu hésite à bouger, à modifier quoique ce soit, de peur de le rompre. Dans ce cas l’équilibre devient immobilisme, sclérose, petite mort. Car nous nous habituons à tout, même au pire, tant que nous y trouvons une forme d’équilibre.

Tout organisme cherche à s’adapter, et évolue dans ce sens.

Si je vis dans un milieu hostile, je vais développer des stratégies (un mode de vie, un habitat, etc…) compatible avec cet environnement, de façon à trouver un équilibre, mon équilibre. Ça a été vrai jusque dans les camps de concentration, où les survivants ont trouvé un moyen de tenir. Grâce à l’humour, la solidarité, le rêve. Peu à peu, les individus se sont habitués, et sont parvenus à trouver un semblant d’équilibre.

Toutefois, cette règle peut devenir une prison lorsque l’équilibre trouvé est insatisfaisant. Dans ce cas, c’est la peur qui m’empêche de changer les choses. Je reste où je suis car c’est ce que je connais de mieux.

En ayant peur du changement, je m’oppose au 4ème principe, celui de la confiance, que nous verrons demain !