Stress, quand tu nous tiens !

stress quand tu nous tiens !Hier soir, j’ai assisté à une conférence sur le thème du stress.

Par égard pour l’intervenante, je n’en dévoilerai pas le contenu. L’objet de cet article est un zoom sur 2  éléments m’ont particulièrement interpelée :

Le nombre de personnes présentes et la majorité de femmes (tiens, tiens ! ?)

En voyant la salle, je me suis dit que ce sujet était particulièrement bien choisi, car il règne sur le siècle ! Il est sans doute le plus important puisque les 2 autres sont souvent une de ses conséquences.

Pourquoi ce changement ?

Quelle(s) évolution(s) ou régression de notre société en sont responsables ?

Comment expliquer que nous soyons plus stressés que nos ancêtres ? Des personnes qui devaient chasser pour se nourrir, ignoraient où dormir, et dont l’environnement représentait une menace permanente ?

L’explication réside naturellement dans la nature même du stress d’aujourd’hui. Les hommes des cavernes éprouvaient de grands moments de stress (je suis face à un ours ! aïe !!), mais les épisodes étaient limités dans le temps : soit l’ours l’avait dévoré, soit il l’avait tué. Dans les 2 cas, le stress retombait.

Changement d ‘époque et de problèmes. Je ne crains plus l’ours, mais je crains mon patron ou mes collègues que je vois tous les jours. Aucun des 2 ne mangera l’autre (c’est la bonne nouvelle) mais la situation n’a pas de fin (c’est la mauvaise !).

Je n’ai plus à chasser pour manger, mais je mange avec une horloge dans la tête, je vais au restaurant en regardant 10 fois ma montre, craignant d’être en retard.

Je sais où dormir, mais je crains de perdre ce toit, faute de travail, de rentrées d’argent suffisantes, et puis je dois l’entretenir. Les femmes des cavernes avaient sans doute une idée du ménage très spartiate !

Cela m’amène à ma seconde remarque : la surreprésentation des femmes dans l’auditoire.

Je passerai sur les explications physiologiques bien connues, notamment notre émotivité plus à fleur de peau que celle de ces messieurs (Cf le dernier cerveau et psycho).

Je me suis demandé s’il y aurait eu autant de femmes à la même conférence 60 ans auparavant ? Sans doute pas. Les femmes sont plus exposées au burn out car elles subissent un double stress chronique : leur vie professionnelle et leur vie familiale. L’horloge, les exigences (ciel, mon ménage !), les sollicitations (les enfants, le mari, le téléphone, les mails !), les soucis tournent en permanence, pas de pause, pas de stop. Les seuls temps de récupération étant le sommeil, lorsque celui-ci commence à être perturbé sous l’effet du stress, le cercle vicieux et insidieux s’installe.

Que les messieurs ne prennent pas ombrage de mes propos qui s’appuient sur des études sérieuses ! (https://www.insee.fr/fr/statistiques/1372773?sommaire=1372781)

Si vous avez le sentiment que votre vie vous contrôle plus que vous ne la contrôlez, si vous avez le sentiment d’être un tout petit rouage soumis, n’attendez pas le burn out pour vous faire aider !

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