Mémoire : la fabrique aux souvenirs

Les souvenirs sont à la fois mystérieux et subjectifs.

la madeleine du souvenirChacun fait un tri, garde ce qui l’a le plus marqué, ce qu’il souhaite conserver, ou à l’inverse, subit un souvenir dont il ne peut pas se défaire. Nous avons tous notre madeleine de Proust.

Parfois d’ailleurs  sans trop savoir  ni pourquoi ni comment, sauf dans le cas, lié d’un traumatisme.

Alors, comment est-ce que cela fonctionne ?

Avant de vous raconter une anecdote, je vous propose une rapide explication du mécanisme de la mémoire.

Elle suit 3 étapes distinctes :

  1. L’encodage : cela correspond au traitement de l’information pour qu’elle devienne un souvenir.
  2. Le stockage : comme son nom l’indique, cela consiste à ranger l’information dans la zone appropriée du  cerveau.
  3. La consolidation : contrairement à son nom, cette étape permet la récupération de l’information déjà stockée.

Enfin, il n’existe pas une, mais plusieurs mémoires : sensorielle, épisodique, sémantique et procédurale.

Selon le type de mémoires, elle sera à court ou long terme, voire permanente. En effet, sauf accident, nous avons tous retenu a minima notre nom et prénom !

Maintenant ma petite anecdote, faisant appel à la mémoire épisodique.

Dernièrement, j’ai retrouvé une connaissance que je n’avais pas revue depuis fort longtemps. Nous avons échangé avec légèreté puis avons évoqué quelques souvenirs communs.

Je lui ai alors parlé d’une de nos rencontres vieille de 20 ans. Je lui ai donné quelques détails qui l’ont épatée. Ouvrant grands ses beaux yeux bleus, elle m’a dit « tu te souviens de ça ! Mais comment tu fais ? ».

Je lui ai répondu « je m’en souviens précisément car tu étais tellement heureuse ».

J’y ai réfléchi depuis et j’ai cherché à établir pourquoi je me souvenais davantage de tel ou tel évènement.

Effectivement pourquoi avais-je conservé aussi intact  ce souvenir?

En faisant l’inventaire de tous les souvenirs du même type, je me suis aperçue qu’ils avaient tous un point commun : ils évoquaient le bonheur. Celui des autres, le mien.

J’ai alors compris que dans la fabrication d’un souvenir, mon stockage était subjectif : je conserve en priorité les bons souvenirs.

Et vous ? Quel filtre régit votre stockage ?

Si vous conservez en priorité ceux teintés de tristesse, il y a fort à parier que votre vie soit lourde à porter.

En stockant dans les valises des évènements plutôt désagréables il est difficile d’être heureux !

Pour s’en « débarrasser » ou les atténuer, plusieurs techniques existent, dont la PNL.

Mon prochain article portera sur quelques méthodes efficaces pour y parvenir.

Alors à bientôt !

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