Nos habitudes : découvrez les 3 types

Nos habitudesNos habitudes nous jouent bien des tours, chacune à sa façon.

Prenons 3 exemples différents :

L’autre jour, j’ai appelé une cliente pour l’avertir que la route de Conflans était fermée et qu’il fallait passer côté ville. J’ai pris la route à mon tour, et je suis arrivée au carrefour où la déviation était en place. J’avais oublié que la route était fermée.

Il y a déjà plusieurs années de cela, en reposant mon caddie, j’ai trouvé un petit billet parterre. Depuis, c’est plus fort que moi, je regarde toujours parterre si un 2ème billet ne traine pas…

Un matin, j’ai failli me tuer dans mes escaliers : j’étais en retard, et j’ai failli ne jamais arriver. Mon pied a glissé sur la 1ère marche, j’ai mouliné, glissé, dégringolé,  je me suis rattrapée à la rampe quelques marches plus bas. Depuis, je m’accroche à la rampe dès la 1ère marche.

La 1ère anecdote est uniquement due à la répétition, dont mon cerveau est imprégné. Je fume sans y penser, je mange sans en avoir conscience, je dors toujours à la même place, etc…

C’est ce que l’on appelle la force de l’habitude. Je suis passée par le même chemin, car je suis en pilotage automatique (c’est le cas de le dire !), l’inconscient est au commande de mon véhicule.

A l’inverse, les deux dernières  sont le fruit d’un évènement marquant. Positif ou négatif, j’en fais une règle.

Une fois suffit pour que j’en fasse une règle, et donc une habitude immuable. Ce sont les plus dangereuses, car elles sont ancrées dans notre mémoire, dans nos émotions. Elles s’imprègnent en nous presque à notre insu.

Bien sûr les 2 exemples cités ne sont pas dangereux pour moi, et donc l’habitude qui en découle n’est pas invalidante, négative pour moi. Elle est même salvatrice dans l’exemple de l’escalier.

Mais prenons un autre exemple.

Je suis enfant, je m’exprime en classe, et les autres enfants rient de ce que je viens de dire. Peut-être parce qu’ils ne m’ont pas compris et pas nécessairement parce que c’était idiot ! de cette expérience,

Je tire la conclusion suivante : ce que j’ai dit était ridicule.

J’en fais une règle : tout ce que je dis est idiot.

Qui devient une habitude : je me tais pour ne pas être ridicule.

Avec cette nouvelle croyance, je me mets effectivement à l’abri du ridicule, mais je me mets surtout à l’abri de dire quelque chose d’intéressant qui me permettrait d’inverser la règle…

Ces habitudes sont dangereuses car insidieuses, et surtout parce qu’elles ne sont jamais remises en cause ! Enfin, tant que je n’en sors pas.

Si vous êtes concerné(e) par ce type de situation, pas d’autre moyen que de courir le risque qu’elle se vérifie… ou pas !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *