Le travail idéal 1/10

  1. Dans de bonnes conditions, tu travailleras

Travailler dans de bonnes conditions est pour moi la base de la pyramide : C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de commencer cette série d’article par celui-ci. Mes conditions de travail sont déterminantes sur mes capacités, mon état d’esprit, ma motivation. Google et d’autres entreprises « dans le vent » qui « chouchoutent » leurs salariés l’ont bien compris!

Travaillez-vous dans un environnement dans lequel :

  • Vous disposez de tous les outils nécessaires à votre activité, (un ordinateur par personne, un escabeau adapté à la situation par exemple) et à portée de main (ergonomie)
  • Tout est réfléchi et prévu pour économiser vos efforts, votre peine (posture au travail, moyens mis à disposition pour faciliter le quotidien),
  • Les règles de sécurité élémentaires sont respectées (prévention des risques d’explosion, d’attentat, de chute…),
  • L’environnement est détendu, c’est-à-dire sans stress majeur, ni peur (de la pression, des agressions, du harcèlement…)

Si la réponse est OUI à tout, attribuez-vous un point et réjouissez-vous, car cela ne semble pas si évident !

Si les accidents du travail ont effectivement baissé (forcément, on partait de haut !), les maladies professionnelles, elles, s’envolent !

Le mal être au travail est devenu un leitmotiv que j’entends régulièrement, et qui touche tous les individus, à tous les niveaux.

Pour preuve, le nombre de formation destinée à prévenir les Risques Psychosociaux (les fameux RPS) en entreprise, qui sont en réalité des formations « alibis ».

Car malheureusement, ces formations ne changent pas grand-chose sur le terrain.

Tout au plus, elles dédouanent l’entreprise qui peut se prévaloir d’avoir fait ! Fait quoi ? Nul ne le sait, pas même les managers qui ont suivi avec attention et bonne volonté les mises en garde mais sans rien changer à leur mode de management…

Eux-mêmes otages et victimes d’une pression telle, qu’il leur est difficile de ne pas la laisser déborder sur leurs subordonnés.

Certaines grandes entreprises me rappellent les cascades de champagne, dont le champagne a été remplacé par de l’acide.

Il ne s’agit pas d’une fatalité : un management humaniste c’est-à-dire respectueux de « l’humain » suffirait à changer les choses, mais encore faut-il être conscient de ce qu’il se passe réellement…

On évalue le coût de la souffrance au travail à 3.5% du PIB, peut-être est-il temps de s’en soucier ?

Pour en savoir davantage sur les obligations de l’employeur concernant les conditions de travail, je vous invite à consulter les articles L4121 du Code du Travail.

A la semaine prochaine pour le second commandement !

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