Faire son deuil

courbe du deuil et du changement

Librement inspirée de la courbe du deuil

1er novembre oblige, parlons deuil et changement.

Je sais, ça n’est pas très gai, mais vous verrez que c’est bien utile quand même de savoir comment cela fonctionne et de le respecter !

On doit la courbe du deuil, à la psychiatre Elisabeth Kübler Ross, pionnière en soins palliatifs.

Sa très longue expérience et proximité avec des patients proches de la fin, lui a permis de repérer 5 phases communes à tous les malades :

  1. Déni : “Non ! pas moi, c’est sûrement une erreur ! »
  2. Colère : “Pourquoi moi ??? c’est tellement injuste ! »
  3. Marchandage : « Encore 6 mois, le temps de faire un dernier Noël en famille… »
  4. Dépression : “C’est la fin, à quoi bon ?”
  5. Acceptation : “Il est temps de se dire au revoir”.

Depuis, cette succession de phases s’est étendue à toute forme de perte et de deuil : perte d’un emploi, vente d’une maison à contre coeur, divorce, etc…

La courbe du deuil est devenue progressivement la courbe du changement, et s’est enrichie de nouvelles étapes.

Le choc, ou et la peur (« Mon Dieu, comment vas-je faire maintenant qu’il est parti ? ») ont complété le cycle du changement.

Car tout changement implique un AVANT et un APRÈS, et même s’il est perçu de façon positive, il peut toutefois laisser quelques regrets d’une autre époque. Une forme de nostalgie propre au changement qui se traduit par des phrases du genre « Ah ! Quand j’y repense, c’était pas mal quand même ! ».

Cet article n’a pas vocation à faire un exposé sur les travaux du Dr Kübler Ross, ni sur le changement.

Non, j’ai eu envie de vous parler de cette courbe pour les raisons suivantes :

  1. Elle comprend au moins 3 des 5 émotions primaires : la colère, la peur, et la tristesse.
    Comme si à elle seule, elle était un cycle complet, une sorte de restauration de notre programme. Or, deux de ses phases sont des émotions mal perçues dans notre société actuelle : la colère et la tristesse. Aujourd’hui, la pression sociale nous « impose » d’être dans la maitrise de ses émotions, surtout de la colère qui est perçue comme un archaïsme, une incapacité à vivre avec son temps. La positive attitude est devenue tyrannique, marginalisant encore davantage ceux qui ont du mal à faire face, à être 100% heureux, 7/7 jours, 24/24 heures, eh oui même la nuit !
    Une hérésie…Je crois à l’inverse que nos émotions sont de formidables outils, à condition de savoir s’en servir.
  2. On a coutume de dire que 2 ans sont nécessaires pour boucler correctement le cycle. Ne dit-on pas « faire son deuil ? », comme un cheminement à suivre. C’est pourquoi j’ai ajouté la joie, la 4ème émotion primaire.
    Car je crois profondément que si le cycle est respecté, la joie est au bout du chemin, couronnant notre restauration.

À condition de s’autoriser à être en colère et triste le temps qu’il faut…

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