Habitudes : des chaines coriaces

les chaînes de l'habitudeNos habitudes ont la vie dure.

Hier, j’avais rendez-vous avec mon dentiste. Lui qui est à l’ordinaire si ponctuel, m’a laissée attendre plus d’un quart d’heure. J’ai d’abord soupiré, ronchonné intérieurement, car je m’étais de mon côté pressée pour être à l’heure.

Puis je suis passée en mode coaching. « Pourquoi suis-je si contrariée ? Ce n’est pas la première fois que je patiente dans une salle d’attente ! Je n’ai qu’à en profiter pour faire un peu de relaxation ! Nombre de professionnels prennent du retard, ce n’est pas si étonnant ».

Pas étonnant chez les autres, mais mon dentiste, LUI, n’est jamais en retard !

J’ai alors compris que mon agacement était dû en réalité à ce qu’il m’avait habituée à être à l’heure.

Cela m’a inspiré la réflexion suivante :

Méfions-nous des trop bonnes habitudes que nous donnons aux autres et qui nous privent du droit au changement. Si vous avez été serviable, gentil, dévoué durant des années, et que vous décidez de l’être un peu moins pour mieux vous occuper de vous, vous attirerez les foudres de tous ceux qui ont bénéficié durant toutes ces années de vos attentions. Votre entourage aura le sentiment de subir le changement, et oubliera sous le coup de la surprise vos bons et loyaux services passés.

L’être humain se montre alors très ingrat : dans la salle d’attente plutôt que de me dire « tiens c’est la 1ère fois qu’il est en retard, ce n’est pas grave», j’ai oublié tous les rendez-vous honorés à l’heure pour focaliser sur celui-ci.

Alors que j’ai fait preuve d’une patience exemplaire chez des praticiens bien moins ponctuels…pour la simple et bonne raison qu’ils m’avaient également habitué à leur retard !

La force de l’habitude, bonne ou mauvaise pèse lourd face au changement.

Mes propres habitudes, celles que j’ai données aux autres, entrainent des résistances, sont des freins difficiles à lever et courant dans les entretiens de coaching.

Toutefois ne pas faire l’effort de les lever, revient à se priver totalement du changement,.

Dommage, lorsque l’on sait, qu’il suffit simplement de se préparer aux réactions de l’entourage…